ma revue de presse journalière

22 mai 2017

Excellent article :

Chroniques du Yéti

« Le temps est venu de changer de civilisation » Edgar Morin

Attention école fragile ! Attention campagne fragile !

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Il est instituteur dans une petite commune perdue dans la campagne. Il me raconte l’inquiétude pour son école et pour la commune où il vit.

Les sols sont pauvres. Alors les fermes, bien qu’elles couvrent de grandes surfaces, ne génèrent que de maigres revenus. L’agriculture semi-extensive nourrit mal son homme.

L’emploi salarié est éparpillé entre de toutes petites entreprises. Une dizaine de personnes seulement pour le plus gros employeur de sa commune.

— L’école est en danger. Il suffirait que trois élèves partent pour que l’Académie supprime une de nos deux classes. Cela veut dire qu’un seul artisan qui ferme les portes peut mettre l’école en péril. Nous nous plaisons bien ici et nous aimerions rester. Mais nous partirons si l’un de nous deux doit aller enseigner ailleurs.

Je ne te l’ai pas encore dit mais c’est sa compagne qui est l’autre instit de l’école…

— Il y a encore un aspect qui montre à quel point l’équilibre est fragile. Si nous partons, évidemment, nos enfants suivent. Et zou ! Encore deux petiots de moins à l’école… Cela veut dire que la dernière classe risque aussi de sauter dans la foulée. Il est fort probable en effet qu’on nous colle un regroupement pédagogique intercommunal. Un bus va trimballer les derniers gosses. Et comme les distances sont grandes à cause de la faible densité de population, les écoliers vont se taper des heures et des heures de transport…

Madame l’instit a passé son enfance dans le bus pour aller à l’école. Et on ne peut pas dire qu’elle soit vraiment enthousiasmée par ce souvenir…

On comprend bien que chaque année qui passe est un sursis avant la condamnation à mort. Mais notre instit, lui, que propose-t-il pour enrayer ce qui semble inéluctable ?

— La solution ? Je n’en vois pas s’il n’y a pas de volonté politique. Dans notre commune on dispose d’au moins trente à cinquante maisons vides qui seraient habitables à peu de frais. Et il y en a sans doute plus du double qui demanderaient un peu d’investissement pour être réhabilitées. Si nous avions des emplois à proposer, sûr que des gens seraient heureux de venir chez nous. Mais les emplois partent à l’autre bout de la planète où on paie les gens avec le dos de la cuillère. Ce n’est qu’une question de volonté politique…

Comment, en partant de la fragilité de son école, l’instit en vient à parler de toute une société.


« Mes ancêtres ont connu la trique et puis la guerre / Moi, c’est à coups de statistiques que l’on m’enterre. » Frédéric Bobin chante “Singapour”.

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C'est bien pour l'Iran , c'est le principal !!!

Chroniques du Yéti

« Le temps est venu de changer de civilisation » Edgar Morin

La victoire de Rouhani est une bonne nouvelle pour l'Iran, mais une mauvaise pour Trump et ses alliés sunnites, par Robert Fisk

rouhani-iran-vote.jpg Le président iranien Hassan Rouhani

Un billet de Robert Fisk sur l’élection « (comparativement ) » libre qui vient de se dérouler en Iran.


Les Saoudiens seront consternés par le fait qu’un Iranien (comparativement) raisonnable a remporté une élection (comparativement) libre que presque aucun des cinquante dictateurs réunis à Ryad pour accueillir Trump n’aurait jamais osé tenir.

Donc c’est une bonne victoire pour le régime iranien — et son énorme population de jeunes — et une mauvaise victoire pour le régime de Trump, qui aurait plutôt préféré un ancien tueur judiciaire comme président iranien,plus facilement haïssable par les Américains. Sans doute l’attaque, la semaine dernière, de Hassan Rouhani contre son ténébreux rival et ses partisans a-t-elle payé : « Ceux dont les principales décisions ces trente-huit dernières années n’ont été que des exécutions et des emprisonnements. » Qui parmi les jeunes de moins de 25 ans en Iran, soit plus de 40 pour cent de la population, aurait voulu voter pour Ebrahim Raisi dont les mains étaient entachés par les certificats d’exécution de 8 000 prisonniers politiques en 1988 ?

Ainsi, l’homme qui a signé un accord nucléaire iranien avec les États-Unis, qui a lutté (souvent en vain, il faut le dire) pour récolter les récompenses économiques de cette “trêve” de la bombe nucléaire, qui croyait à une société civile différente de celle de l’ancien président Mohamed Khatami, a remporté le scrutin avec 57% des voix et 23½ millions de voix sur 41. Les vieillards corrompus et autoritaires du Corps de la Garde révolutionnaire et des bazaaris, les ruraux pauvres — ce fourrage à canon de la guerre Iran-Irak comme ils le sont souvent lors des élections — ont été prévenus qu’ils n’appartenaient plus à l’avenir.

Mais quel contraste cette élection a été face au vaste rassemblement de dictateurs et d’autocrates coupeurs de gorge venus saluer Donald Trump à Riyad — au moment même où les résultats des élections iraniennes étaient annoncés. À l’exception du  Liban, de la Tunisie et du Pakistan, presque tous les dirigeants musulmans réunis en Arabie Saoudite considèrent la démocratie comme une blague, une farce — d’où les victoires à 96% de leurs dirigeants — ou encore simplement une inconvenance. Ils sont juste là pour encourager la soif sunnite de l’Arabie saoudite dans sa guerre contre l’Iran chiite et ses alliés. C’est pourquoi les Saoudiens seront consternés par le fait qu’un Iranien (comparativement) raisonnable a remporté une élection (comparativement) libre que presque aucun des cinquante dictateurs réunis à Ryad pour accueillir Trump n’aurait jamais osé tenir.

C’est le peuple iranien qui choisit son Guide suprême

Certains se souviendront qu’il y eut bien sûr des exécutions lors de la présidence précédente de Rouhani — mais pas sur l’échelle du Golgotha comme le furent celles de 1988 — et que les compétences révolutionnaires de Rouhani sont claires : juste avant l’invasion irakienne de Saddam Hussein en 1980, c’est lui qui parvint à réorganiser l’armée irrégulière révolutionnaire iranienne. cependant, si Raisi symbolise le passé répressif, Rouhani, même imparfaitement, représente l’avenir. Du moins pour l’instant. 
Car tout dépend de la façon dont il répondra à la folie du régime Trump et à sa volonté de soutenir la machine de guerre sunnite avec plus de 100 milliards de dollars d’armes contre l’Iran et ses alliés. Rouhani doit prier pour que la réponse de l’Iran soit politique — il a au moins la satisfaction de savoir que la participation électorale en Iran cette semaine était de 70% contre 58% misérables lors la présidentielle américaine opposant Trump à Clinton l’année dernière. Les Iraniens sont un peuple très politique et prennent leurs sondages présidentiels au sérieux, même si seulement six des 1 500 candidats potentiels étaient autorisés à concourir.
Et ce sont eux qui choisiront leur prochain Guide suprême qu’en Khamenei partira. Cette position décisive — sans aucun précédent dans le monde islamique, er aujourd’hui considérée comme intouchable — pourrait profiter à l’ayatollah Sayed Mahmoud Hashemi Shahroudi, un homme qui, en tant que chef de la magistrature, a considérablement adouci l’échelle des châtiments pénaux en Iran, m^me s’il ne peut être tenu pour un véritable réformateur. Comme cela était d’ailleurs le cas pour le vieux Hashemi Rafsanjani, ex-président et Richelieu d’Iran mort un peu plus tôt cette année. Aucun homme politique iranien ne peut encore aujourd’hui parler de réforme et de société civile sans se référer à la révolution et aux martyrs de la guerre Iran-Irak 1980-1988. 
C’est à la suite de ce conflit façon Première Guerre mondiale de l’Iran que les exécutions de masse commencèrent. Le seul ayatollah important à s’y être opposé fut Ali Montazeri. Sa décision courageuse et morale lui coûta le leadership suprême et il passa le restant de sa vie assigné à résidence. Khamenei prit sa place. Et parmi les hommes brutaux qui montrèrent  ensuite leur “islamisme” via la chambre d’exécution, avec un massacre de prisonniers connu désormais sous l’appellation de « catastrophe nationale », figurait un certain Ebrahim Raisi. Sa seule consolation aujourd’hui est de savoir que beaucoup de dirigeants arabes sunnites réunis à Riyad pour applaudir le président fou des États-Unis ont presque autant de sang sur leurs mains que lui. Sauf qu’eux ont été “élus” à la manière sunnite.

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DE BONS SOUTIENS !!!!!!!

Chroniques du Yéti

« Le temps est venu de changer de civilisation » Edgar Morin

Macron Leaks : les dessous d'une incroyable machination financière, par Mediapart

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Ce qui était, au choix, un coup-fourré des « milieux d’extrême-droite » ou une « manœuvre russe » deux jours avant le second tour de la présidentielle devient une vraie information trois semaines avant les législatives : on connaît désormais les cpmbines de l’incroyable machination financière qui a amené le produit marketing Macron à la présidence de notre République. Toutes ces révélations étaient bien contenues dans les Macron Leaks. Mediapart les relaie aujourd’hui (les intertitres sont de mes soins).


Pour financer sa campagne, Emmanuel Macron a réussi à mobiliser près de 13 millions d’euros de dons en un temps record. Loin de l’image cultivée par En Marche ! d’une campagne aussi spontanée que populaire, un puissant réseau de banquiers d’affaires a discrètement ouvert ses carnets d’adresses au nouveau président. Révélations

Mail du 13 février 2017 : « Comme vous l’observez, notre start-up continue de tracer son sillon ! Alors que nous allons entrer dans le “dur” dans les prochains jours, nous avons plus que jamais besoin de soutien. » La start-up en question n’est pas une entreprise comme les autres. Et l’homme derrière son clavier n’a rien d’un banal VRP. Christian Dargnat n’est autre que l’ancien directeur général de BNP-Paribas Asset Management, branche du groupe bancaire chargée de la gestion d’actifs. « Marcheur » de la première heure, il a tout lâché en avril 2016 pour organiser « à titre bénévole » le financement de la campagne de son ami Emmanuel Macron. Dargnat, c’est l’homme du coffre-fort. Pendant des mois, il a multiplié les rendez-vous discrets, les dîners confidentiels et les mails de relance pour les riches donateurs, en plein accord avec l’actuel locataire de l’Élysée.

Ce courriel du 13 février est adressé au collectionneur américano-allemand Olivier Berggruen, une figure incontournable du marché mondial de l’art. Dès le lendemain, le riche New-yorkais répond favorablement à la demande de Dargnat en promettant « de contribuer à 4 000 euros au mouvement et 4 000 euros au candidat ». Un virement est effectué deux jours plus tard : 8 000 euros en un message, voilà qui témoigne d’une redoutable efficacité.

Une camarilla de banquiers d’affaire

À l’image de cet échange, l’exploitation des milliers de mails et documents issus des Macron Leaks (voir Boîte noire) – ainsi que d’autres documents récupérés au fil de la campagne par Mediapart – permet de comprendre comment la garde rapprochée d’Emmanuel Macron a explosé les compteurs de dons entre avril 2016 et avril 2017 pour permettre à l’ancien ministre de François Hollande d’accéder au pouvoir, un an à peine après la création de son propre mouvement. À l’extérieur, Dargnat et les membres de l’équipe Macron ont tout fait pour démentir l’image du candidat des affaires, préférant insister sur l’afflux de petits dons. En réalité, c’est bien une camarilla de banquiers d’affaires qui a pris en main cette levée de fonds hors norme, mobilisant tous azimuts ses réseaux et carnets d’adresses au service du combat de l’ovni politique Macron.

Cette stratégie s’est appuyée sur un raisonnement simple, résumé dans un court message de M. Dargnat en septembre 2016, alors que Macron vient juste de quitter le gouvernement : « Quand on sait que les dépenses de campagne présidentielle sont limitées à 22 millions d’euros et que nous pourrions contracter un prêt bancaire (à hauteur de 9 millions) remboursé si le candidat dépasse le seuil des 5 % aux élections, il nous reste donc à “trouver” 13 millions », expose l’ancien banquier. En clair, calcule-t-il, « si l’on arrondit à 10 millions le budget à trouver, il faut donc obtenir des dons de 1 333 personnes à 7500 € chacune [le plafond autorisé pour le financement d’une campagne – ndlr] ».

En réalité, c’est dès le printemps 2016 que les plus fidèles soutiens d’Emmanuel Macron se sont discrètement activés pour organiser de façon méthodique la mobilisation de riches contributeurs. Emmanuel Macron est encore à Bercy, mais il veut déjà tout faire pour se présenter à la présidentielle. Une véritable « task force » s’organise alors autour de Christian Dargnat, le président de l’association de financement d’En Marche ! (AFCPEM). Dans cette petite équipe soudée, on trouve Emmanuel Miquel, capital-risqueur chez Ardia et trésorier de la même association, mais aussi deux de ses anciens camarades de HEC : Stanislas Guerini, directeur de l’expérience client chez Elis, délégué du mouvement à Paris et aujourd’hui candidat aux législatives dans la capitale ; et Cédric O, un jeune directeur d’usine du groupe Safran, ancien du cabinet de Moscovici à Bercy. Cédric O, garçon discret qui fuit les médias, a endossé le costume de mandataire financier de la campagne, dont il est un des couteaux suisses les plus efficaces.

Pas très loin du « Premier Cercle » de riches donateurs ayant financé la campagne de Sarkozy en 2007

Pendant des mois, ce petit groupe a manœuvré avec une seule idée en tête, quasi obsessionnelle : faire fructifier en un an des carnets d’adresses bien fournis, afin de fonder un club de « grands donateurs » aux profils globalement homogènes (urbains, CSP+, issus de grandes écoles). Nous sommes là loin, bien loin, d’un mouvement soutenu par une vague aussi populaire que spontanée, image que les communicants d’En Marche ! ont savamment cultivée et propagée. Et pas très loin du « Premier Cercle » de riches donateurs ayant financé une partie de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, même si l’entourage de Macron s’en est toujours défendu au motif qu’En Marche ! n’a jamais organisé de grand raout mélangeant tous les grands donateurs. Effectivement : les proches d’Emmanuel Macron ont été bien plus discrets.

Dans les mails de l’équipe d’Emmanuel Macron, on retrouve un document de travail, diffusé et amendé en comité restreint en avril 2016 : la notice pour la chasse méthodique aux millions de la campagne. En Marche ! est alors un mouvement balbutiant, à peine créé. Le tout nouveau parti n’a enregistré qu’environ 400 000 euros de dons et promesses – à 95 % des grands donateurs à 7 500 euros. L’équipe veut passer à la vitesse supérieure en activant un impressionnant maillage des réseaux d’entrepreneurs, banquiers, avocats, lobbyistes et autres « influencers » susceptibles de dégainer un jour ou l’autre l’équivalent de 6,5 Smic pour aider le candidat Macron

Ces généreux bienfaiteurs seront approchés les mois suivants à travers des dizaines de dîners organisés en France et à l’étranger, le plus souvent en présence du « chef », le surnom d’Emmanuel Macron. Ces sauteries, symboles du confinement et de l’endogamie d’une certaine élite, sont « très mal vu[e]s par certaines catégories de la population », convient En Marche ! dans une note interne. Mais elles sont aussi tellement rentables, surtout quand le candidat se déplace. Mi-avril 2016, un seul déjeuner à Londres au domicile privé de la directrice financière d’un site de vente en ligne permet de réunir 281 250 euros, selon un document d’En Marche !. Deux semaines plus tard, à Paris, un cocktail dînatoire génère 78 000 euros en à peine une heure et demie. La cash machine est lancée.

Des rabatteurs très bien intégrés dans les hautes sphères économiques

Pour multiplier les rencontres, l’équipe « fundraising » (« collecte de fonds ») d’En Marche ! a élargi son maillage par l’intermédiaire de rabatteurs, des sympathisants du mouvement – très bien intégrés dans les hautes sphères économiques – qui ouvrent leurs carnets d’adresses, accueillent des déjeuners, voire, parfois, organisent des événements « clés en main ». Ne reste alors au mouvement qu’à valider les listes d’invités et à organiser la venue du candidat. Détail financier non négligeable : les frais liés aux dîners effectués aux domiciles des donateurs sont des « dépenses privées non intégrées » aux comptes de campagne.

Le 1er juin 2016, le conseiller de dirigeants d’entreprise Édouard Tétreau, un temps protégé par l’ancien PDG d’Axa Claude Bébéar, accueille l’un des tout premiers grands cocktails parisiens. « Durée : 1 h 30, dont passage Emmanuel d’1 h 00 », note minutieusement l’équipe d’En Marche !. Tout est millimétré : « Salutations 15 min/speech 20 min/Q&A [questions/réponses – ndlr] 20 min/sortie 5 min. » Les invités sont triés sur le volet : une trentaine de « quadra, hors CEO [PDG – ndlr] CAC40 ». Une semaine plus tard, Édouard Tétreau renouvelle l’expérience pour une nouvelle cible. Cette fois, 32 personnalités issues de « différents cercles (avocats, conseil, lobbying, édition, etc.) » sont concernées. Ne reste qu’à valider la liste d’invités. Mais « attention ! », alerte En Marche !, « un partner d’Image 7 », la boîte de la communicante Anne Méaux, qui conseille François Fillon, fait partie des convives potentiels.

Un autre « PP » (pour « poisson-pilote ») du mouvement, Hélène Chardoillet, directrice du développement d’une PME dans le domaine bancaire et « amie » d’Astrid Panosyan, une ancienne conseillère du cabinet Macron, s’active aussi en coulisses. Au mois de mai, elle alerte Emmanuel Miquel sur le positionnement politique du candidat. « Les personnes que je connais et que j’ai commencé à approcher (5 sur cette dernière semaine) sont de sensibilité politique centre droit et leur retour en substance est le suivant », écrit-elle au trésorier du mouvement : flou sur le programme de Macron, danger de voir sa candidature « phagocytée » par François Hollande, faiblesse de son bilan à Bercy…

« Mon sentiment, développe Chardoillet, si nous restons sur l’objectif précis du fundraising, est que cette cible centre droit n’est pas, pas du tout mûre pour la donation. Positionnement, programme et démarcation de Hollande seront des éléments clés pour que cette cible évolue. »

« Si vous connaissez des gens désireux d’aider la cause »

« Top de voir ces manifestations », se réjouit dans la foulée Emmanuel Miquel, dans un message en copie au reste de la direction d’En Marche !. Seul bémol : pour « aller dans le sens » de ce que « Christian [Dargnat – ndlr] évoquait de constituer une petite base de gens disponibles pour appeler des contacts », Miquel « pense qu’il faut être vigilant à ne pas trop diluer l’exercice de Fundraising. Il faut certes se démultiplier, mais le sujet FR [fundraising – ndlr] reste sensible ». Des demandes d’audience auprès du ministre

Trois semaines plus tard, Christian Dargnat, encore lui, est à la manœuvre pour motiver ses troupes : « Si vous connaissez des gens désireux d’aider la cause [sic], n’hésitez pas à les orienter vers moi », encourage-t-il par mail. Un appel reçu cinq sur cinq. « Hello, une de mes amies me dit que son patron [d’une mutuelle – ndlr] souhaiterait participer à un de nos dîners. J’ai bien précisé que c’était réservé aux grands donateurs :) », écrit Cédric O. Retour de Dargnat, un mois plus tard : « J’ai déjeuné avec le DG et [la responsable des affaires publiques du groupe – ndlr] : excellents contacts et gros potentiels de networking. Merci encore. »

Très investi, Cédric O préconise aussi de convier à un dîner du mois de juillet un patron qu’il connaît personnellement : « Je ne suis pas certain qu’il donnera, mais c’est un très gros driver pour d’autres (sur la thune et en termes de réseau). » Bonne pioche : ce quadra donnera plus tard 2 500 euros à la candidature. « Pas mal », note, impassible, le mandataire. « Nous organisons le 1er juillet un déjeuner autour d’E. Macron : si vous avez des gens prêts à contribuer à hauteur de 7,5 K€, envoyez à Emmanuel Miquel et moi-même les coordonnées de ces personnes », relance encore Dargnat à une dizaine de ses contacts.

Dans la liste, des gens helpful « au taquet »

Dans la liste : Frédéric Surry, directeur des investissements actions et obligations convertibles à la BNP, Denis Panel, DG d’une des filiales du groupe bancaire, et un ancien de la maison, David Pillet, ex-business manager ayant fondé en 2016 sa propre société de conseil. Deux mois plus tard, une nouvelle soirée fait saliver l’équipe : 23 chefs d’entreprise « qui peuvent bcp aider » ont déjà promis d’être là. L’un d’entre eux, patron d’une jeune société d’investissement, semble « très helpful ». Un autre – dans le classement Challenges des plus grandes fortunes de France en 2016 – est carrément « au taquet ». La récolte promet d’être grandiose.

L’équipe tient des tableaux précis de chacun des événements. Et Dargnat veille au grain : « Peux-tu m’envoyer la liste des invités (noms + adresses mails) de ton dîner afin que nous puissions suivre l’évolution des contributions et t’en rendre compte également ? », demande l’ancien banquier à l’organisateur d’un dîner. Les retours sont bons, mais il faut à tout prix garder le rythme. « Les amis, les deux prochaines semaines, nous n’avons pas de dîner FR, souffle Emmanuel Miquel le 20 juin. Nous nous proposons avec Christian de (re)mettre la pression sur ceux qui auraient déjà dû donner, afin de les relancer pour qu’ils donnent d’ici la fin de semaine. »

Le trésorier soumet alors à son équipe une liste de sept noms, « soit un potentiel de 53 K€ pour cette semaine ». Ismaël Emelien, le plus proche conseiller d’Emmanuel Macron – il est aujourd’hui son conseiller spécial à l’Élysée –, se propose d’en appeler quelques-uns. Mais pas l’avant-dernier nom de la liste, celui du directeur général d’une grande entreprise française de sites internet : « J’avais en revanche senti […] [qu’il n’était] pas très chaud pour payer, il aide beaucoup en termes de conseil. »

Une frontière entre fonctions parfois ténue

À l’autre bout de la chaîne, le « chef » supervise les opérations par l’entremise de son cabinet. « Sophie [pour Sophie Ferracci, cheffe de cabinet de Macron à Bercy – ndlr], peux-tu nous faire un point avec les prochaines dates ? Merci bcp », demande le 2 mai 2016 Julien Denormandie, un autre membre de la garde rapprochée d’Emmanuel Macron, son ancien dircab à Bercy.

À la même période, Dargnat sollicite Emmanuel Miquel et Cédric O pour qu’ils trouvent « des gens qui pourraient organiser des dîners » à l’occasion des déplacements à venir du ministre à « Orléans le 8 mai, La Rochelle le 9 mai, Toulouse le 19 mai, La Grande-Motte le 26 mai, Chalon-sur-Saône le 30 mai, Rennes le 20 juin, Annecy le 23 juin ». Très efficace à Paris, En Marche ! veut désormais braconner en région. Le mouvement assure que ces dîners provinciaux ont été des fiascos.

Pas question, en revanche, qu’Emmanuel Macron s’investisse publiquement dans la collecte alors qu’il est encore à Bercy. « Tant qu’Emmanuel est ministre, je ne crois pas en sa volonté de vouloir signer les courriers [de remerciement aux donateurs de plus de 500 euros – ndlr] », prévient Julien Denormandie. Le « chef » se contente alors de textos. C’est que la frontière entre les fonctions est parfois ténue. Comme pour ce fondateur d’un fonds d’investissement, qui sollicite une audience auprès de Macron-ministre après avoir fait un don à Macron-candidat. Son message est directement transmis par Denormandie à Ferracci, sans que l’on sache si ce donateur a obtenu gain de cause : « Sophie, pour ta pochette “demande d’audience”. Merci beaucoup. »

L’homme sérieux à lunette qui a annoncé la liste du gouvernement d’Édouard Philippe

Le 15 septembre, Emmanuel Miquel, prudent, rappelle aussi la nécessité de vérifier « l’absence éventuelle de conflits d’intérêts (incompatibles avec les fonctions passées d’EM) » et le « caractère recommandable [sic] du donateur ». Il transmet une liste comportant les noms et coordonnées de 62 contributeurs – principalement domiciliés à Paris et Londres – représentant 276 000 euros de dons. Cette fois, c’est Alexis Kohler qui se charge de répondre. L’ancien directeur de cabinet de Macron à Bercy a alors officiellement quitté la campagne pour travailler dans le privé, mais il reste très impliqué dans l’organisation : « Je regarde de plus près demain mais je n’en vois aucun susceptible de poser problème à première vue », répond-il. Depuis le 14 mai, Alexis Kohler est le nouveau secrétaire général de l’Élysée. C’est lui, l’homme sérieux à lunettes qui a annoncé mercredi 17 mai la liste du gouvernement d’Édouard Philippe.

Pour les donateurs étrangers, la prudence est de mise. « Vous êtes à l’aise avec les virements reçus ? », s’inquiète par exemple, le 2 février 2017, le mandataire Cédric O en découvrant les noms de plusieurs de ces donateurs étrangers sur un relevé de comptes. « Oui je les connais tous », répond Dargnat dans la minute.

La banque saisit aussi à plusieurs reprises l’équipe du candidat. « Je suis à même de vous les réclamer [des justificatifs pour des virements en provenance de l’étranger – ndlr] en fonction des demandes de notre service des affaires internationales », prévient la directrice adjointe de l’agence du Crédit agricole où est logé le compte de campagne. Mediapart a ainsi identifié plusieurs situations litigieuses – toutes résolues a posteriori, selon les documents consultés –, dues notamment à l’incompréhension par certains donateurs de la réglementation française (interdiction de contribuer pour une personne morale ou dépassement des seuils).

« Si cela n’est pas trop gênant »

Le 21 mars, par exemple, le compte de l’AFCPEM reçoit un virement de 12 000 euros de la part d’un richissime donateur installé à Madagascar, Amin Hiridjee, très présent dans les secteurs de la finance, des télécoms, de l’immobilier et de l’énergie. « Nous sommes contraints de rembourser intégralement les dons qui dépassent les plafonds. Sur le compte de l’AFCPEM (financement candidat) le maximum autorisé est 4 600 € ; sur celui de l’AFEMA (financement mouvement), le max est 7 500 € », alerte Dargnat, avant de demander au frère du donateur – Hassanein Hiridjee, qu’il tutoie – s’il peut lui demander, « si cela n’est pas trop gênant », de faire « deux virements : un de 4 600 à l’ordre de l’AFCPEM et l’autre de 7 500 à l’ordre de l’AFEMA ». Pas de problème : « Je m’en occupe et te reviens », répond H. Hiridjee.

Plus problématique est le sujet traité, début janvier, lors d’une réunion réduite à cinq participants. Les fidèles d’Emmanuel Macron ouvrent la discussion sur un point « spécifique » : le cas du « financement d’une vingtaine de donateurs libanais ». « Problème traité (identifié) », notent les participants dans leur compte-rendu. Sollicité par Mediapart pour en savoir plus quant à la nature du problème et sa résolution, En Marche!, rebaptisé depuis peu La République en marche, n’a pas retourné nos questions (voir la Boîte noire).

Dès sa création, le mouvement a su générer une « forte demande pour organiser des événements » à l’étranger, ainsi que le mouvement le notait en avril 2016. De fait, les expatriés dans les pôles urbains de Londres, Genève, San Francisco ou New York ont été très actifs dans la collecte de dons. Parfois, les investisseurs étrangers ont aussi directement pris attache avec l’équipe.

Plus de 57 % des dons proviennent des dîners et réseaux

Tandis qu’Emmanuel Macron s’installait en tête des sondages, le dirigeant d’un important hedge fund à New York a par exemple sollicité fin mars 2017 Cédric O, par l’entremise d’une connaissance commune, pour qu’il organise une rencontre avec un membre du mouvement à Paris. O l’oriente alors vers Dargnat, qui accepte la mission : « Oui j’en fais 2 à 3 par jour [sic] des présentations de ce type… Cela me détend des négociations sur le prêt [En Marche ! est alors en pleine négociation – tardive – d’un emprunt de 8 millions – ndlr]. » Rien ne prouve dans la comptabilité analysée par Mediapart que cet investisseur ait financé la candidature, mais l’épisode témoigne de l’attrait du mouvement à l’international.

Très organisée, la dynamique de dons n’a cessé d’affoler les compteurs. Dans ses toutes premières projections, En Marche ! prévoyait de récolter un total de 1,15 million d’euros par l’intermédiaire des campagnes de fundraising jusqu’en juillet 2016. S’il a tenu ce rythme de croisière (moyenne de 7 900 euros récoltés par jour) jusqu’au mois d’août, la cadence s’est considérablement accélérée dès le mois de septembre, au lendemain du départ d’Emmanuel Macron du gouvernement.

Au 31 décembre 2016, selon la comptabilité du mouvement, En Marche ! avait récolté un peu plus de 5 millions d’euros de dons, bien au-dessus des 3,5 millions d’euros prévus dans son scénario central. Près de 70 % de cette somme – 3,482 millions – provenaient uniquement du travail de fundraising (dîners/réseaux) auprès de 669 donateurs (dont 400 à plus de 5 000 euros).

La communication du mouvement a évidemment cherché à rendre compte d’une tout autre réalité. En avril 2017, dans un échange sur les éléments de langage à utiliser face à la presse, alors que Macron est pressé par certains médias de faire la lumière sur l’origine de ses dons, Ismaël Emelien préconise d’insister sur les 35 000 donateurs à l’origine de la collecte totale de 10 millions d’euros et de communiquer sur le don médian de 50 euros. Il note par ailleurs que « 1/3 des dons » sont inférieurs ou égaux à 30 €, « 2/3 des dons » inférieurs ou égaux à 65 € et que les « dons supérieurs à 5 000 € » ne représentent que « 1,7 % du total des donateurs ». Ou l’art de faire dire aux chiffres ce que l’on veut. Car en réalité, la place des « grands » contributeurs est centrale. Dans ses projections financières pour le début d’année 2017 (de janvier à mai), En Marche ! prévoyait notamment que les campagnes de fundraising lui rapporteraient 57,5 % des dons totaux du mouvement (contre 43,5 % pour le financement participatif).

Le soutien sans réserve de la banque Rothschild

Ce rythme soutenu n’a jamais entamé le dynamisme des argentiers de Macron. Après Paris, Genève, Londres ou New York, Dargnat a aussi intensément lorgné vers l’Afrique. Ainsi qu’en témoigne son message à l’égard du responsable d’une grande banque française sur le continent. « Comme évoqué, par votre intermédiaire et celui d’[…] et de quelques autres, ce serait exceptionnel de pouvoir organiser une levée de fonds sur le continent africain, et notamment en Côte d’Ivoire », lui écrit-il en juin 2016.

Sollicité par Mediapart, le banquier – qui confirme avoir rencontré Dargnat puis Macron – déclare avoir refusé de s’engager : « La question d’une levée n’a en réalité jamais fait l’objet d’une discussion, affirme-t-il. J’ai dit clairement que nos fonctions ne pouvaient pas nous permettre de nous mettre en avant de manière ostentatoire. J’ai dit que si une visite en Côte d’Ivoire s’organisait, je pourrais y participer au titre de citoyen franco-ivoirien mais c’est tout. Je n’aime pas le mélange des genres. »

D’autres banquiers n’ont pas songé à prendre de telles précautions. La banque Rothschild, où a travaillé Emmanuel Macron pendant quatre ans, lui apporte un soutien sans réserve. Fin septembre, Olivier Pécoux, directeur général de Rothschild – dans les faits il est le dirigeant opérationnel de la banque –, organise pour En Marche ! une rencontre de donateurs potentiels sur les Champs-Élysées. Déjà contributeur pour un montant de 7 500 euros au mouvement, M. Pécoux n’avait toujours pas été remboursé des frais engagés pour l’événement sept mois plus tard. L’a-t-il été depuis ? Il n’a pas répondu aux sollicitations de Mediapart.

C’est son job de soutirer de la maille aux gens qui ont de la thune et en plus c’est une meuf

Cinq autres associés-gérants de cette banque, interlocuteur privilégié de l’État dans des opérations capitales menées par le ministère des finances, ont aussi directement soutenu En Marche !. Il s’agit de Laurent Baril (don maximal de 7 500 euros), de Cyril Dubois de Mont-Marin (7 500 euros), de Cyrille Harfouche (7 500 euros), d’Alexandre de Rothschild (2 500 euros) et d’Arnaud Joubert (7 500 euros). Florence Danjoux – compagne de Vincent Danjoux (autre associé de la banque) – fait aussi partie des premiers donateurs (7 500 euros). Tout comme Luce Gendry (3 000 euros), associée-gérante jusqu’en 2016.

Le 19 mai 2016, un cadre de Rothschild, Philippe Guez, a aussi organisé une récolte de dons dans son appartement du XVIe arrondissement. Y étaient conviés une dizaine d’invités – chefs d’entreprise, avocats, family office et investisseurs dans l’immobilier –, en compagnie de Christian Dargnat et d’Emmanuel Macron. « Tous ont été informés d’une contribution de 7 500 euros », précise alors l’hôte de l’événement.

Dans un autre établissement bancaire, la banque privée Edmond de Rothschild, certains salariés se sont eux aussi très activement engagés dans la campagne. C’est le cas par exemple de Mylène Bonot, une chargée de partenariat qui n’a pas ménagé son temps dans la collecte. « Salut à tous. Suite à notre échange d’hier soir et comme convenu, je vous fais suivre le profil de Mylène, proposait Cédric O en avril 2016. Je pense qu’elle serait top pour donner un coup de main sur le fundraising pour gérer la bande passante de contacts : elle est très maligne, hyper sympa, c’est son job de soutirer de la maille aux gens qui ont de la thune et en plus c’est une meuf, ce qui est un atout non négligeable. Par ailleurs je la connais très bien et je lui fais confiance », ajoutait-il à l’époque.

Depuis, la jeune femme s’est activement impliquée dans la prospection et la relance de « grands donateurs » du mouvement, en liaison étroite avec Emmanuel Miquel. Ni elle, ni l’équipe d’En Marche ! n’ont répondu à nos questions sur le cadre de cette mission. A-t-elle été rémunérée pour cette tâche ? Ou, peut-être, s’agissait-il d’un investissement à plus long terme ?

=> Source : Mediapart

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Intéressant !!!

Jeux sanglants


Par James Howrad Kunstler − Le 12 mai 2017 − Source kunstler.com

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Ce que vous voyez, dans les miasmes politiques du « RussiaGate », est un exercice de nostalgie. En dehors de l’exploit symbolique d’avoir obtenu un président « noir » élu librement en 2008 (rappelez-vous, M. Obama est également à moitié blanc), le Parti démocrate n’a pas connu un seul triomphe politique en un demi-siècle correspondant à l’extravagance du Watergate de 1972 à 1974, qui a abouti au départ de M. Nixon, grimé en Prince des Ténèbres lors de ses vieux jours. Le Watergate avait eu une fin plus satisfaisante que La fiancée de Dracula.

Ainsi, dans son triste état actuel, dépourvu d’idées politiques utiles, centré autour de conflits de race et de genre, le plus souvent préfabriqués, psychologiquement paralysé par la défaite électorale d’un candidat misérable face au Golem d’or de la Grandeur à Nouveau, le Parti démocrate revient en force avec un gambit qui a si bien fonctionné il y a des années : combattre le diable avec une enquête au Congrès.

Avec le président Trump (ouah… quel concept !), ils ont une cible beaucoup plus juteuse que le Vieux Nixie. Ce n’était pas pour rien qu’ils l’appelaient « Dick le tordu ». Il est revenu d’une mort politique, deux fois dans sa carrière. La première fois, alors qu’il concourait comme vice-président de Dwight Eisenhower, il a été accusé d’avoir accepté en cadeau un manteau en peau de vigogne pour sa femme, Pat, et d’autres émoluments secrets en espèces. Il a vaincu ce sort, lors d’une des premières représentations épiques de l’âge de la télévision, le « Checkers Speech » – Checkers étant le cocker de la famille, que Nixon avait invoqué comme représentant de sa propre naïve innocence. Cela a vraiment bien marché.

La deuxième quasi-mort a été sa défaite dans la course pour l’élection de gouverneur de Californie de 1962, suite à sa défaite à l’élection présidentielle de 1960 face à John F. Kennedy. « Vous n’aurez plus Nixon pour faire un croche pied… » dit-il à la presse. Mais il est sorti de sa tombe en 1968 – après avoir fortifié son compte bancaire en pratiquant le droit à Wall Street – alors que la guerre du Vietnam déchirait le pays (et détruisait le Parti démocrate de Lyndon Johnson et Hubert Humphrey).

On a un peu oublié que, lors de son premier mandat, Nixon a fonctionné comme un exécutif très compétent, présidant à l’adoption d’une législation sociale et environnementale qui serait considérée comme progressiste aujourd’hui – bien qu’il soit encore mêlé au problème sans fin du Vietnam. Mais alors que, pendant la campagne de réélection de 1972, il a été un peu trop mignon – ou, au moins, ses soutiens de campagne le furent, embauchant un paquet de garçons de courses ex-CIA pour quadriller les bureaux de la DNC, qui ont ensuite été pris au piège sur la scène du crime, le sous-sol du complexe d’appartements du Watergate… et le reste, c’est l’Histoire.

Quelle fabuleuse inquisition a été le Watergate ! Quels personnages de casting colorés : le vieux et vilain « avocat marron », le sénateur Sam Ervin, l’incroyable inquisiteur, le Professeur Sam Dash, les chevaliers républicains déchaînés, Elliot Richardson et Archibald Cox, John Dean, le solitaire et héroïque fuitant Gorge Profonde ! Et beaucoup d’autres. Les audiences de Watergate à la télévision étaient plus passionnantes que l’émission Downtown Abby. Une fois que le vieux Nixie eut fait le choix de la non-coopération et de la dérobade – on parle d’une dérobade dont il n’avait peut-être même pas eu vent à l’époque – c’était de la viande morte.

Je me souviens de cette douce journée d’août, quand il a jeté l’éponge. (J’étais un jeune journaliste, quand les journaux comptaient encore.) Ce fut quasiment comme un orgasme national. « NIXON SE RETIRE ! » ont crié les titres. Un instant plus tard, il était sur la passerelle de son hélicoptère pour la dernière fois. Et voyez, sortant des coulisses, le génial Gerald Ford

Pardonnez-moi d’être pris de nostalgie, au point de me faire du mal. Et maintenant, nous sommes dans les premiers mois de la Trumptopia, sur le point d’appuyer sur le bouton replay pour une nouvelle inquisition télévisée. À mon humble avis, Donald Trump est une personnalité beaucoup plus troublante que ne l’a jamais été Dick le tordu, infantile, narcissique, parfois avec une pointe psychotique, mais l’histoire du RussiaGate est plutôt fragile. À ce stade, après environ dix mois d’enquête NSA-FBI, rien de concluant n’a révélé que les hommes de Trump auraient eu une quelconque « collusion » avec la Russie pour en tirer un avantage injuste, lors des élections contre qui-vous-savez. L’ancien chef de la NSA, James Clapper, a déclaré publiquement deux fois, en termes clairs, qu’il n’y avait aucune preuve à l’appui des allégations (jusqu’à présent).

Et il ne reste que le spectre du contenu actuel de la « collusion » – commodément ignoré par la soi-disant « Résistance » et ses porteurs d’eau du New York Times – les courriels piratés qui illustrent toutes sortes de comportements réels de l’ancienne secrétaire d’État Hillary Clinton et de la direction nationale du Parti démocrate. L’épisode du général Mike Flynn semble particulièrement léger, car il est du devoir des nouveaux responsables du corps des affaires étrangères d’entrer en contact avec les ambassadeurs à Washington. Pourquoi pensez-vous que les pays envoient des ambassadeurs dans d’autres pays ?

Le résultat de tout cela sera un cirque politique pour le reste de l’année et l’abandon de toute entreprise réelle par le gouvernement, à un moment de l’Histoire où des cygnes noirs très lourds volent au-dessus des nuages, ​​en attendant de nous tomber dessus. Amusez-vous de ces histrions si vous osez, et ne faites pas attention à l’économie en panne, dont les effets continuent à se développer.

James Howrad Kunstler

Traduit par Hervé, vérifié par Wayan, relu par M pour le Saker Francophone

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INSOLENTIAE , jounal d'info :

                            
                 

« L’Éco par le Prof : le fonds de garantie des dépôts ! Que se passe-t-il si votre banque fait faillite ? Pas grand-chose !! » L’édito de Charles SANNAT

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Dans cette nouvelle vidéo de l’Éco par le Prof, que je vous invite à partager (uniquement avec ceux que vous aimez), je reviens longuement sur le FGDR qui est le Fonds de garantie des dépôts et de résolution.

J’y détaille quelque peu les comptes et le fonctionnement de ce machin qui ressemble bien plus à une grande fiction imaginaire, un beau conte pour enfants et manifestement également pour adultes !

Celles et ceux qui ne « croient » pas peuvent télécharger ici, directement sur le site du FGDR, le rapport annuel pour vérifier par eux-mêmes. Attention, âmes sensibles pour ses sous s’abstenir !

Il y a au mieux dans ce fonds 3,40 € pour 1 000 euros de déposés… Mais là nous ne parlons que d’un taux théorique de remboursement.

Le problème en plus de ce premier point, qui n’est tout de même pas anodin vu que cela laisse tout de même 996,60 € de non remboursés par tranche de 1 000 euros déposés, ce qui vous en conviendrez n’est tout de même pas très fameux, il faut se demander où sont ces 3,4 milliards.

Si naïvement vous pensez que le FGDR dispose de 3,4 milliards d’euros sur son compte courant déposé je ne sais pas moi, soit 

Lire la suite ici  

             
                                
                                    
                                                                 
                        
            
                 

Important !! Le prochain gouverneur de la BCE sera allemand, et coupera l’arrivée d’argent gratuit !

C’est une dépêche Reuters qui relate les dernières pensées du mamamouchi en chef de la Bundesbank, qui est la Banque centrale allemande ! Des pensées et des propos qu’il vaut mieux ne pas négliger dans ses réflexions pour l’évolution future de la situation en particulier monétaire en Europe.

Je cite les meilleurs passages

Pour faire gagner du temps à mes lecteurs pressés, je vous indique en gras l’essentiel à côté duquel ne pas passer (mais le reste est important sinon je ne l’aurais pas mis).

« Une politique monétaire accommodante reste appropriée pour l’instant dans la zone euro mais la Banque centrale européenne (BCE) devra faire preuve de cran» lorsque les pressions inflationnistes deviendront plus fortes, a déclaré le président de la Bundesbank, Jens Weidmann.

«Nous ne fondons pas notre politique monétaire sur les événements politiques mais 

Lire la suite ici

             
                                                                 
                 

États-Unis : un krach boursier similaire à ceux de 1987 et 2007 est possible

Les marchés boursiers affichent une baisse suite à la situation politique aux États-Unis. Faut-il s’attendre à un effondrement ? Dans un commentaire à Sputnik, un stratège américain évalue les risques et livre sa vision de la situation sur les marchés boursiers.

Les événements semblent se bousculer aux États-Unis : coup sur coup, le député démocrate Al Green a demandé la destitution du Président américain puis un procureur spécial a été désigné pour enquêter sur les liens présumés entre des membres du QG électoral de Donald Trump (et la Russie), ce qui a provoqué une forte baisse des marchés boursiers. Sputnik a demandé à Marc Ostwald, stratège pour ADM Invester Services de donner son pronostic sur la situation économique aux États-Unis.

L’expert considère que la chute enregistrée hier est

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JT DE L’OR N°7 : bien acheter c’est bien, mais ne pas se faire arnaquer quand on revend son or, c’est mieux !!

Cette semaine dans le JT de l’or, quelques infos sur l’or, sa hausse, les tentatives pour destituer Trump ou encore un peu d’analyse graphique, mais surtout un grand thème : celui de la revente de l’or !

Car si tout le monde se tortille dans tous les sens pour grappiller quelques euros à l’achat (ce qui est normal), beaucoup oublient qu’une fois acheté, il faudra aussi pouvoir bien vendre, et c’est là que les choses peuvent se compliquer sérieusement.

Une opération d’achat d’or c’est une… opération, et il y a bien deux phases : celle de l’achat et celle de la vente.

Or, c’est quand vous allez prendre la décision d’acheter 

Lire la suite ici

             
                                                                 
                        
            
                 

Le billet d’Hubert : « Élection présidentielle : où allons-nous ? Fin… Provisoire »

Vous avez aimé la financiarisation et ses conséquences avec la naissance de la crise actuelle en 2008… Vous allez adôôôôrer la numérisation !! Les GAFAM collectent « à l’insu de notre plein gré » une quantité de plus en plus importante de données nous concernant tous. C’est ce que l’on appelle le « big data ».Tout comme la dynamite inventée en 1866 par Alfred Nobel, le big data peut être utilisé au bénéfice du plus grand nombre ou aux profits de quelques-uns. Je vous laisse conclure où nous en sommes aujourd’hui !Cette évolution de la société a pour effet d’augmenter les inégalités en appauvrissant les plus pauvres, de paupériser la classe moyenne et de considérablement enrichir les plus   Lire la suite ici
             
                                
                                    
                 

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21 mai 2017

De vrais malades !!!

Chroniques du Yéti

« Le temps est venu de changer de civilisation » Edgar Morin

États-Unis : carnage en vue !

Deep_State.jpg « Enfer ! Savez-vous ce que vous êtes en train de faire ? » (Inscription sur le camion : « Service de vidange des marécages ».)

Tellement obnubilés par la succession d’événements électoraux en France, nous oublierions presque de regarder ce qui se passe à l’extérieur de notre hexagone. Pourtant, en ce moment, il y a un pays fertile en rebondissements politiques : les États-Unis.

Ça flingue tout azimut là-bas ! D’un côté, le président Trump et sa bande de pieds-nickelés, presque abasourdis par le pouvoir qu’ils ont à exercer ; de l’autre, le Deep State (“l’État profond”), c’est-à-dire celui qui gouverne vraiment, en sous-main, ou essaie de le faire : le FBI, la CIA, le Pentagone, le clergé médiatique, tous ergots dehors pour détrôner l’inconvenant calife peroxydé de la Maison-Blanche.

Et ce n’est pas le limogeage tout chaud de James Comey, le directeur du FBI, par Trump, qui va arranger les relations des deux camps ennemis.

L’assaut contre Trump

C’est encore Paul Craig Roberts, journaliste et ancien sous-ministre de Reagan, qui résume le mieux la bataille de chiffonniers en train de ravager son pays :

« Nous assistons à l’assaut sans précédent de l’American National Security State et de ses médias néolibéraux contre le président des États-Unis. »

Que le président Trump soit un fou furieux complètement déjanté n’est une surprise pour personne. Que son équipe soit une bande de tocards régressifs paumés dans leurs nouveaux habits de gouvernants est une autre incontestable évidence. Mais le sinistre clan d’en face, celui qui compose le fameux “État profond”, est au moins aussi terrifiant que les premiers.

La vraie raison du délire paranoïaque anti-russe

Le délire paranoïaque de la « menace russe » atteint des sommets vertigineux. Dernier délire en date : lors de leur rencontre du 10 mai 2017, le président Trump aurait livré des secrets d’État américains au ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Accusations surréalistes lancées sans le moindre début de preuve par le Washington Post, qui n’avait d’ailleurs aucun journaliste sur place pour vérifier sa tonitruante info. Et qu’importe si l’espiègle Poutine ait proposé l’intégralité de l’enregistrement de la rencontre, aussi sec les élus démocrates du Congrès lancèrent une procédure d’Impeachment contre leur président “panier percé”.

Pour Paul Craig Roberts, la vraie raison du délire paranoïaque anti-russe est bien plus terre à terre et Trump, spécialiste de l’immobilier et du divertissement, n’avait aucune idée de la tempête qu’il allait déclencher en projetant une normalisation des relations avec la Russie. Paul Craig Roberts :

« L’armée et tout le complexe de sécurité US sont assujettis à un budget de 1000 milliards de dollars pompés sur les contribuables américains. En menaçant de normaliser les relations avec un ennemi créé uniquement pour justifier ce gigantesque budget, Trump devenait la plus grosse menace pour le pouvoir et les intérêts des forces de l’American National Security State. »

Un relent de coup d’État en gestation

On pourrait rigoler devant ce piètre et grossier spectacle si ceux qui le donnaient étaient de simples rigolos. Mais rappelez-vous, s’écrit Paul Craig Roberts, quand en 2016 le président Obama tenta de négocier un accord de coopération militaire avec Poutine sur le problème syrien, le département de la Défense US refusa d’obtempérer et, quelques jours plus tard, tua sans façon quelques soldats syriens pour torpiller l’agreement conclu avec les Russes.

Pire encore, rajoute Paul Craig Roberts, quand dans les années 60, le président Kennedy se mit en tête de bloquer un énième projet d’invasion de Cuba (“the Northwoods project”), refusa une attaque nucléaire “préventive” contre l’URSS, et évoqua l’idée de mettre fin à la Guerre froide, eh bien, ni une ni deux, le Deep State le liquida sans façon à Dallas.

C’est dire si aujourd’hui la situation politique américaine est périlleuse, tendue à l’extrême, menacée d’embûches et de coups tordus. Mais ainsi va la fin de vie des empires finissants, qui passent inévitablement par des soubresauts aussi sanguinolents que ridicules. Carnage en vue !

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INSTRUCTIF !!!

Chroniques du Yéti

« Le temps est venu de changer de civilisation » Edgar Morin

Le Grand jeu : bombardera bien qui bombardera le dernier

Qui_bombardera.jpg

Reste à savoir qui sera le rieur final…

Dans le dernier billet sur la Syrie, notre interrogation ne pouvait être plus appropriée :

Se dirige-t-on vers un choc entre forces spéciales russes et américaines vers Al Tanaf ou, au contraire, une entente secrète sur le dos de tout le monde ? Mystère, mystère…

La coalition US est donc venu apporter son écot au maelstrom ambiant en bombardant hier, dans le sud, une colonne loyaliste en direction d’Al Tanaf. Premier sujet de discorde : la cible. Si tout le monde s’accorde à dire que c’était une milice chiite pro-gouvernementale, les avis divergent ensuite assez sérieusement.

La position de Washington :

« Une source au Pentagone, citée par l’AFP, a précisé qu’il s’agissait d’une milice chiite, armée par le gouvernement de Damas mais agissant de manière indépendante. Toujours selon la même source, le convoi n’aurait pas répondu aux avertissements visant à l’empêcher de s’approcher trop près de forces de la coalition à At-Tanf, un camp de rebelles syriens soutenus par les États-Unis et leurs alliés. Dans cette région les forces spéciales américaines forment et entraînent des rebelles pour lutter contre Daech. »

L’insistance sur la supposée « indépendance » de cette milice, qui plus est prévenue au préalable, semble révéler en creux que Washington ne cherche pas à s’en prendre à l’armée syrienne et le fait savoir.

Mais à Damas, on n’est pas de cet avis. Le groupe en question, Saraya al-Areen, milice alaouite de Lataquié, faisait partie d’un convoi « officiel » en compagnie de l’armée et des Forces de défense nationale. Moscou n’est pas amusée et considère l’attaque comme « inacceptable ». Lavrov va plus loin et accuse tacitement les Américains d’aider les djihadistes, ce qui est une évidence depuis longtemps pour le lecteur de ce blog.

La grande question est de savoir si les Russes vont désormais activer les systèmes anti-aérien contre les avions de la coalition. L’on se rappelle que, après l’affaire des Tomahawks le mois dernier, la rupture par Moscou du canal de communication visant à éviter les incidents aériens avait fortement troublé le Pentagone. Bis repetita dans les jours à venir ? Pas sûr, car on verra plus bas que c’est surtout l’Iran qui pousse à cette offensive en direction de la frontière irakienne.

L’autre question est de savoir si Trump est lui-même au courant de ce qui se passe ou si l’État profond a voulu lui forcer la main. On se souvient qu’il y a huit mois, des éléments insubordonnés de l’appareil militaire avaient vraisemblablement torpillé l’entente Kerry-Lavrov en bombardant « par erreur » l’armée syrienne à Deir ez-Zoor. Le parallèle avec la récente visite du ministre russe à Washington et l’hystérie qui en a découlé est assez frappant. On voudrait saboter le rapprochement russo-américain qu’on ne s’y prendrait pas autrement…

D’un autre côté, empêcher la jonction chiite à la frontière syro-irakienne a toujours été le grand but des principaux alliés de l’empire — Israël, Saoudie, Turquie, Jordanie même — et le Donald n’a jamais caché sa sympathie pour au moins l’un d’entre eux (le premier cité). Il n’aura également échappé à personne que cette attaque intervient deux jours après la rencontre Trump-Erdogan, même si celui-ci est plus préoccupé par le soutien US aux YPG kurdes.

Quoi qu’il en soit, la course pour le contrôle de la frontière syro-irakienne est le nouveau chapitre important du grand et interminable livre de la guerre syrienne et c’est évidemment dans ce contexte qu’il faut replacer ce bombardement. Et peut-être un autre d’ailleurs, si l’info est confirmée : des avions américains auraient attaqué des Unités de mobilisation populaire irakiennes chiites de l’autre côté de la frontière.

Le conditionnel reste de mise car, pour l’instant, un seul média irakien en parle ; de plus, le lieu évoqué (« près d’Al Boukhamal ») est difficilement possible, Daech contrôlant la zone. Toutefois, cela collerait parfaitement avec le tableau général : empêcher Bagdad et Damas de reconstituer l’arc terrestre chiite. Coïncidence, cela intervient au moment même où un envoyé irakien discute avec Assad de « coopération dans la lutte anti-terroriste », c’est-à-dire évidemment de la reprise du territoire de l’EI qui sépare encore les deux pays.

Si les Américains persistent à vouloir remplacer Daech par leurs hommes de paille et couper l’axe Damas-Bagdad, ils prennent le risque d’entrer en collision directe avec l’Iran, ce dont s’inquiète jusqu’à The Atlantic. C’est en effet la politique de Téhéran, non de Moscou, de reconstituer l’arc. Et la poussée loyaliste vers la frontière est plus d’obédience perse que russe.

Que fera Poutine ? On a vaguement l’impression que les chiites lui ont un peu forcé la main sur ce coup (c’est aussi ce que laissent entendre des officiels US qui n’ont peut-être pas tout à fait tort pour une fois). Le Kremlin doit être pris dans un certain dilemme : impossibilité de lâcher ses alliés, mais risque sérieux d’escalade.

Les Américains ne sont pas mieux lotis. Les groupes rebelles soutenus par Washington restent ce qu’ils sont ; personne n’a oublié le fiasco de 2015 et il n’y a guère de raisons de croire que la cuvée 2017 soit beaucoup plus efficace… Face à une attaque résolue des forces loyalistes, la survie de ces groupes dépendra entièrement de la protection aérienne dispensée par les États-Uniens. Au risque de pour ces derniers d’être happés, de s’impliquer bien plus avant dans le conflit syrien (ce que la nouvelle administration avait juré de ne pas faire) et de se heurter de plein fouet aux Russes.

Cruel dilemme qu’on a visiblement compris à Damas et à Téhéran. Loin d’être découragée par le bombardement d’hier, l’armée syrienne envoie des renforts dans la zone et continue d’avancer en direction d’Al Tanaf. Quant au Hezbollah, il y aurait redéployé 3000 de ses combattants. Chaud…

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=> Source : Le Grand jeu

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lA LETTRE D'INFO :

UJFP

Lettre d’information de l’UJFP

Nouveautés hebdomadaires et agenda

Bonjour, voici notre newsletter, regroupant les nouveaux articles publiés sur notre site ainsi que les évènements à venir auxquels notre association appelle et/ou participe.


Nouveaux articles publiés sur notre site du 14 mai au 21 mai

Le fémonationalisme sous l’ère Macron : d’effrayantes perspectives sécuritaires et racistes au nom de la cause des femmes

Publié le : 19 mai 2017

João Gabriell
Mercredi 17 mai 2017, dans l’émission spéciale de Nicolas Poincaré sur Europe Soir traitant de la nomination des nouveaux ministres du gouvernement, était invitée à s’exprimer Marlène Schiappa. Cette dernière n’est autre que la nouvelle Secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes. Assurant que l’égalité hommes-femmes serait une « grand cause nationale du quinquennat d’Emmanuel Macron », Marlène Schiappa a fait part de quelques-unes des tâches qu’elle souhaite accomplir. (...)


Al-Araqib, exemple de l’acharnement du pouvoir israélien contre ses propres citoyens !

Publié le : 18 mai 2017

Israël, seul Etat démocratique du Proche-Orient, selon ses défenseurs et promoteurs, n’hésite pas à recourir à des traitements très spéciaux contre ses propres citoyens. La semaine dernière, le gouvernement Netanyahou a fermé purement et simplement sa radio historique, Kol Israël et sa 1ère chaine de télévision (publique) sans aucun préavis et en plein Mabat, le journal de 20 heures. On a pu voir Geoula Cohen, la présentatrice apprendre la nouvelle en direct… Selon Haaretz, cette fermeture brutale était (...)


Vu à Cordoue

Publié le : 18 mai 2017

Effectuant un séjour en Andalousie, j’ai visité Cordoue et ai découvert ces deux témoignages contre la politique coloniale d’Israël et en solidarité avec le peuple palestinien, témoignages qui reflètent chacun un état d’esprit  exemplaire. C’est pourquoi je souhaite les partager avec vous.
1. Dans le musée judéo-sépharade nommé la "Casa de Sefarad"
Ce musée abrite notamment une expo temporaire sur les bibliocides et autodafés de livres au cours des âges et jusqu’à nos jours. On y voit ainsi les autodafés (...)


Rencontre – débat avec  Sarak Katz et Pierre Stambul, membres de l’UJFP ayant séjourné à Gaza

Publié le : 18 mai 2017

Vendredi 9 juin 2017
  à partir de 19h00 Salle Dumont
(face au parking de la gare d’Aulnay RER-B)
12 Bd du Général Gallieni
93600 Aulnay-sous-Bois
Sarah Katz et Pierre Stambul sont militants de l’association l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP). Ils se sont rendus à Gaza du  23 mai au 9 Juin 2016. De cette expérience, ils en ont tiré un livre témoin  "Chronique de Gaza". A travers leurs témoignages et les images rapportées de Gaza ils exposeront la situation dans une conférence à deux (...)


En France, Macron suspend un candidat à la députation à la suite de pressions du lobby israélien

Publié le : 18 mai 2017

Par Ali Abunimah pour The Electronic Intifada, le 13 mai 2017
Le lobby israélien de France semble détenir un veto sur qui peut se présenter à la députation sous l’étiquette du parti du nouveau président Emmanuel Macron.
Les médias français ont rapporté vendredi que le mouvement En Marche ! de Macron avait suspendu un de ses candidats aux élections législatives de juin.
Cela s’est passé après que des associations du lobby israélien français, la LICRA et le CRIF, aient exigé que ce candidat, le producteur (...)


JVP soutient le mouvement BDS

Publié le : 18 mai 2017

Grace Paley, auteure et militante juive américaine
Voix Juive pour la Paix souscrit à l’appel de la société civile palestinienne au Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) comme faisant partie de notre travail en faveur de la liberté, la justice et l’égalité pour toutes les populations. Nous pensons que les outils non-violents et consacrés par l’usage proposés par l’appel BDS procurent de formidables occasions de concrétiser cette vision.
Nous nous joignons aux communautés de conscience à travers (...)


« LES PRATIQUES ISRAÉLIENNES À L’ÉGARD DU PEUPLE PALESTINIEN ET LA QUESTION DE L’APARTHEID » TRADUCTION FRANÇAISE

Publié le : 17 mai 2017

17 mai 2017
Merci à Richard Falk et Virginia Tilley d’avoir donné leur consentement à la publication de cette traduction en français du rapport “Israeli Practices towards the Palestinian People and the Question of Apartheid” qu’ils ont préparé pour la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale (CESAO) des Nations Unies.
Préface de la traduction française par Richard Falk et Virginia Tilley
Il n’était pas prévu que la publication de ce rapport par la Commission économique et sociale pour (...)


Soutien aux grévistes de la faim !

Publié le : 17 mai 2017

À l’appel de l’AFPS et de nombreuses organisations du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens
L’AFPS et nombreuses organisations du CNPJDPI, jeudi 18 mai 2017
Rassemblement jeudi 18 mai de 17h30 à 19 h
devant le ministère des Affaires étrangères
(Quai d’Orsay) Métro Invalides
Soutien aux grévistes de la faim qui entrent dans leur 2e mois de grève
Ils ont besoin de nous !
Il y a urgence, leur santé est gravement menacée : la France doit agir en urgence (...)


Appel pour la commémoration de la Nakba et en soutien aux prisonniers politiques palestiniens en grève de la faim illimitée

Publié le : 17 mai 2017

Paris, le 15 mai 2017   Le peuple palestinien sur la terre historique de la Palestine et en exil, commémorent aujourd’hui la Nakba (la catastrophe), c’est-à-dire la spoliation de leur terre, leur expulsion en 1947 / 1948 et la création de l’entité coloniale Israël. Cette Nakba commence avec le partage de la Palestine le 29 novembre 1947 par les Nations unies (résolution 181), qui outrepassant leur mandat, octroient une terre qui ne leur appartient pas aux organisations sionistes. Le projet colonial (...)


La fête de l’insurection gitane du 13 mai 2017 en images

Publié le : 16 mai 2017

Avec la participation de l’UJFP


Antisémitisme et antisionisme, amis ou ennemis ?

Publié le : 16 mai 2017

15 MAI 2017 PAR RAY ELSA BLOG : LE BLOG DE RAY ELSA
Aujourd’hui, c’est le triste 69e anniversaire de la Nakba (« catastrophe » en arabe) qui correspond à l’exil forcé de près d’un million de Palestiniens face aux massacres et spoliations territoriales perpétrés par les armées coloniales sionistes en 1948. L’occasion pour moi d’écrire sur un point fondamental et contemporain : la différence entre antisionisme et antisémitisme.
Quand vous voyagez pour aller à la rencontre des gens, afin de recueillir leurs (...)


Prisonniers politiques palestiniens, vers la CPI ? L’urgence d’agir

Publié le : 15 mai 2017

samedi 13 mai 2017
Par Mireille Fanon Mendes France Pour la Fondation Frantz Fanon
Depuis presqu’un mois, les prisonniers politiques palestiniens ont décidé d’une grève de la faim. Au 25me jour de cette grève, certains d’entre eux sont dans une situation critique, d’autres ont été transférés de force dans des hôpitaux israéliens. La vie de tous est en danger. En très grand danger ! Il est fort à parier que telle Thatcher avec les militants de l’IRA, le gouvernement israélien ne cédera rien.
Si les uns (...)


Clap de fin dramatique et politique pour la chaîne publique israélienne

Publié le : 14 mai 2017

ou "de la démocratie " en Israël !!
L’opposition soupçonne le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, qui a décidé de remplacer l’autorité de radiodiffusion par une nouvelle entité, de vouloir mettre les médias au pas.
Par Piotr Smolar. Publié sur le site du Monde le 11 mai 2017.
Une présentatrice essayant de ravaler ses sanglots, puis une rédaction qui entonne l’hymne national : « Mabat LaHadashot » (« Un coup d’œil sur l’actualité »), l’émission d’information de la télévision publique israélienne Chaîne (...)


À Tourcoing : conférence sur le thème  « Des citoyens du monde en marche pour la paix et la cohésion sociale »

Publié le : 14 mai 2017

Dimanche 21 mai – Tourcoing (59), conférence intitulée « Des citoyens du monde en marche pour la paix et la cohésion sociale ».
Avec le court-métrage « Une chute stupéfiante » de Mahmoud Haroun, ainsi que plusieurs intervenants, dont Richard Wagman de l’UJFP.
À 15 heures à la Maison des Associations, 100 rue de Lille, 59200 Tourcoing.
Organisé par Acreamana (Association Culturelle Relationnelle et Entente (...)


Prochains évènements

Le dimanche 21 mai 2017 à 15h00 À Tourcoing (59) : conférence sur le thème « Des citoyens du monde en marche pour la paix et la cohésion sociale » . Maison des Associations 100 rue de Lille,  59200 Tourcoing.

Le lundi 22 mai 2017 de 19h30 à 21h30 À Paris (5ème), conférence débat sur le thème "la question de la Palestine dans la conscience des Arabes et du monde : orientation pour le futur" au Foyer International des Étudiantes 93 Boulevard Saint-Michel 75005 Paris -  Métro : Luxembourg Entrée libre et (...)

Le lundi 22 mai 2017 à 20h00 À Chartres (28), projection-débat du film "Entre les frontières" Cinéma les Enfants du Paradis 13 Rue Saint-Michel, 28000 Chartres

Le lundi 22 mai 2017 à 20h45 À Pennautier (11), conférence-débat « Retour de Gaza » Salle des Associations 11610 Pennautier

Du vendredi 2 juin 2017 au dimanche 11 juin 2017   À Paris, Saint-Denis et Aubervilliers : 3ème édition du Festival Ciné-Palestine (FCP) Paris, Saint-Denis, Auberviliiers

Le samedi 3 juin 2017 de 17h15 à 19h00 À Paris (4ème), invitation de l’UJFP à la rencontre autour des livres “Au souffle de la fraternité”. au Centre pastoral Saint-Merry 76 rue de la Verrerie, 75004 Paris

Le vendredi 9 juin 2017 à 19h00 À Aulnay-sous-Bois (93), rencontre – débat avec  Sarak Katz et Pierre Stambul, membres de l’UJFP ayant séjourné à Gaza Salle Dumont (face au parking de la gare d’Aulnay RER-B) 12 Bd du Général Gallieni 93600 (...)

Le vendredi 16 juin 2017 à 18h30 À Bordeaux, présentation par Jean Stern de son livre Mirage gay à Tel Aviv à la librairie « La zone du Dehors » 68 Cours Victor Hugo à Bordeaux

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20 mai 2017

55 % avaient VOTE CONTRE , voici la liste des TRAITRES qui ont voté POUR et des lâches qui se sont abstenus (BRAVO AUX AUTRES)

10/06/15

Traité de Lisbonne: QUI a voté pour ?

 

Europe - le nom des traîtres

 

Voici le nom des parlementaires qui ont osé voter POUR le traîté de Lisbonne malgré le fait que, le 29 mai 2005, 55% des Français avaient voté CONTRE l’Europe ; n’oubliez pas ces traîtres, et ne votez plus jamais pour eux !

Traité de Lisbonne : découvrez comment ont voté votre député et votre sénateur

http://www.ladepeche.fr/article/200…

Publié le 04/02/2008 19:52 - Modifié le 04/02/2008 à 19:55

La révision de la Constitution, préalable nécessaire à la ratification du traité européen de Lisbonne, a été adoptée lundi 4 février 2008 par les sénateurs et les députés réunis en Congrès à Versailles.

La révision -où la majorité des trois cinquièmes (445) des suffrages exprimés (741) était requise- a été approuvée par 560 voix contre 181. Sur les 907 parlementaires inscrits (un poste de sénateur vacant), 893 ont participé au vote. 152 parlementaires se sont donc abstenus.

Une majorité de socialistes s’est abstenue pour protester contre la ratification parlementaire du traité de Lisbonne, le PS réclamant un référendum.

Le président du Congrès, Bernard Accoyer (Assemblée), a proclamé les résultats avant de lever la séance et de participer, avec son homologue du Sénat, Christian Poncelet, le Premier ministre François Fillon et la garde des Sceaux Rachida Dati, à la cérémonie de l’apposition du Sceau du Congrès.

De retour à Paris dans leur chambre (Palais Bourbon et Palais du Luxembourg), les députés puis les sénateurs vont voter d’ici à la fin de la semaine pour autoriser le chef de l’Etat à ratifier le traité de Lisbonne.

La France devrait être le quatrième pays de l’Union européenne à ratifier le traité UE, après la Hongrie, la Slovénie et Malte.

Le vote en détail

Conseil : pour rechercher rapidement votre député ou votre sénateur, tapez la combinaison de touches CTRL + F et entrez son nom.

I - ASSEMBLÉE NATIONALE

GROUPE : UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE (318)

Pour : 306

MM. Élie Aboud, Manuel Aeschlimann, Yves Albarello, Alfred Almont, Mme Nicole Ameline, MM. Jean‑Paul Anciaux, Benoist Apparu, Jean Auclair, Mme Martine Aurillac, MM. Pierre‑Christophe Baguet, Patrick Balkany, Jean Bardet, Mme Brigitte Barèges, M. François Baroin, Mme Sylvia Bassot, MM. Patrick Beaudouin, Jean‑Claude Beaulieu, Jacques Alain Bénisti, Jean‑Louis Bernard, Marc Bernier, Jean‑Yves Besselat, Gabriel Biancheri, Jérôme Bignon, Jean‑Marie Binetruy, Claude Birraux, Etienne Blanc, Emile Blessig, Roland Blum, Claude Bodin, Philippe Boennec, Marcel Bonnot, Jean‑Yves Bony, Jean‑Claude Bouchet, Gilles Bourdouleix, Mme Chantal Bourragué, MM. Loïc Bouvard, Michel Bouvard, Mmes Valérie Boyer, Françoise Branget, MM. Xavier Breton, Philippe Briand, Bernard Brochand, Mme Chantal Brunel, MM. Michel Buillard, Yves Bur, Dominique Caillaud, Patrice Calméjane, François Calvet, Bernard Carayon, Pierre Cardo, Olivier Carré, Gilles Carrez, Mme Joëlle Ceccaldi‑Raynaud, MM. Hervé de Charette, Jean‑Paul Charié, Jérôme Chartier, Gérard Cherpion, Jean‑François Chossy, Jean‑Louis Christ, Dino Cinieri, Eric Ciotti, Pascal Clément, Philippe Cochet, Georges Colombier, Mme Geneviève Colot, MM. Jean‑François Copé, François Cornut‑Gentille, Louis Cosyns, René Couanau, Edouard Courtial, Jean‑Yves Cousin, Alain Cousin, Jean‑Michel Couve, Henri Cuq, Mme Marie‑Christine Dalloz, MM. Olivier Dassault, Marc‑Philippe Daubresse, Bernard Debré, Jean‑Pierre Decool, Bernard Deflesselles, Lucien Degauchy, Rémi Delatte, Richard Dell’Agnola, Mme Sophie Delong, MM. Jean‑Marie Demange, Yves Deniaud, Bernard Depierre, Vincent Descoeur, Patrick Devedjian, Nicolas Dhuicq, Eric Diard, Michel Diefenbacher, Jacques Domergue, Jean‑Pierre Door, Dominique Dord, Jean‑Pierre Dupont, Renaud Dutreil, Mme Marie‑Hélène des Esgaulx, MM. Gilles d’ Ettore, Daniel Fasquelle, Yannick Favennec, Georges Fenech, Jean‑Michel Ferrand, Alain Ferry, Daniel Fidelin, André Flajolet, Jean‑Claude Flory, Nicolas Forissier, Mme Marie‑Louise Fort, MM. Jean‑Michel Fourgous, Marc Francina, Mme Arlette Franco, MM. Pierre Frogier, Yves Fromion, Mme Cécile Gallez, MM. Sauveur Gandolfi‑Scheit, Jean‑Paul Garraud, Daniel Garrigue, Claude Gatignol, Gérard Gaudron, Jean‑Jacques Gaultier, Hervé Gaymard, Guy Geoffroy, Bernard Gérard, Alain Gest, Franck Gilard, Georges Ginesta, Charles‑Ange Ginesy, Jean‑Pierre Giran, Louis Giscard d’Estaing, Claude Goasguen, François‑Michel Gonnot, Didier Gonzales, Philippe Gosselin, Philippe Goujon, François Goulard, Michel Grall, Jean‑Pierre Grand, Mme Claude Greff, MM. Jean Grenet, François Grosdidier, Jacques Grosperrin, Mme Arlette Grosskost, M. Serge Grouard, Mme Pascale Gruny, M. Louis Guédon, Mme Françoise Guégot, MM. Jean‑Claude Guibal, Jean‑Jacques Guillet, Christophe Guilloteau, Gérard Hamel, Michel Havard, Michel Heinrich, Laurent Hénart, Michel Herbillon, Antoine Herth, Mme Françoise Hostalier, MM. Philippe Houillon, Guénhaël Huet, Sébastien Huyghe, Mme Jacqueline Irles, MM. Christian Jacob, Denis Jacquat, Paul Jeanneteau, Yves Jego, Mme Maryse Joissains‑Masini, MM. Marc Joulaud, Alain Joyandet, Didier Julia, Christian Kert, Jacques Kossowski, Mme Fabienne Labrette‑Ménager, MM. Marc Laffineur, Jacques Lamblin, Jean‑François Lamour, Mmes Marguerite Lamour, Laure de La Raudière, MM. Pierre Lasbordes, Charles de La Verpillière, Thierry Lazaro, Robert Lecou, Frédéric Lefebvre, Jean‑Marc Lefranc, Marc Le Fur, Jacques Le Guen, Michel Lejeune, Pierre Lellouche, Bruno Le Maire, Dominique Le Mèner, Jacques Le Nay, Jean‑Claude Lenoir, Jean‑Louis Léonard, Jean Leonetti, Pierre Lequiller, Céleste Lett, Mme Geneviève Levy, MM. Michel Lezeau, François Loos, Gérard Lorgeoux, Daniel Mach, Guy Malherbe, Richard Mallié, Jean‑François Mancel, Alain Marc, Jean‑Pierre Marcon, Thierry Mariani, Mme Christine Marin, M. Hervé Mariton, Mme Muriel Marland‑Militello, MM. Jean Marsaudon, Philippe‑Armand Martin, Mme Henriette Martinez, MM. Patrice Martin‑Lalande, Alain Marty, Jacques Masdeu‑Arus, Jean‑Claude Mathis, Jean‑Philippe Maurer, Pierre Méhaignerie, Christian Ménard, Damien Meslot, Jean‑Claude Mignon, Mme Marie‑Anne Montchamp, M. Pierre Morange, Mme Nadine Morano, MM. Pierre Morel‑A‑L’Huissier, Jean‑Marie Morisset, Georges Mothron, Etienne Mourrut, Alain Moyne‑Bressand, Renaud Muselier, Jean‑Marc Nesme, Jean‑Pierre Nicolas, Yves Nicolin, Patrick Ollier, Mme Françoise de Panafieu, MM. Bertrand Pancher, Yanick Paternotte, Christian Patria, Mme Béatrice Pavy, MM. Jacques Pélissard, Dominique Perben, Bernard Perrut, Etienne Pinte, Michel Piron, Henri Plagnol, Serge Poignant, Mme Bérengère Poletti, M. Axel Poniatowski, Mme Josette Pons, MM. Daniel Poulou, Christophe Priou, Jean Proriol, Didier Quentin, Michel Raison, Eric Raoult, Frédéric Reiss, Jean‑Luc Reitzer, Jacques Remiller, Bernard Reynès, Franck Reynier, Franck Riester, Jean Roatta, Camille de Rocca Serra, Mme Marie‑Josée Roig, M. Jean‑Marie Rolland, Mme Valérie Rosso‑Debord, MM. Jean‑Marc Roubaud, Max Roustan, Martial Saddier, Francis Saint‑Léger, Bruno Sandras, François Scellier, André Schneider, Jean‑Marie Sermier, Jean‑Pierre Soisson, Michel Sordi, Daniel Spagnou, Eric Straumann, Alain Suguenot, Mme Michèle Tabarot, MM. Lionel Tardy, Jean‑Charles Taugourdeau, Guy Teissier, Michel Terrot, Jean‑Claude Thomas, Dominique Tian, Jean Tiberi, Alfred Trassy‑Paillogues, Georges Tron, Jean Ueberschlag, Yves Vandewalle, Christian Vanneste, François Vannson, Mmes Isabelle Vasseur, Catherine Vautrin, MM. Patrice Verchère, Jean‑Sébastien Vialatte, René‑Paul Victoria, Philippe Vitel, Michel Voisin, Gérard Voisin, Jean‑Luc Warsmann, André Wojciechowski, Gaël Yanno, Mme Marie‑Jo Zimmermann et M. Michel Zumkeller.

Contre : 3

MM. Patrick Labaune, Franck Marlin et Jacques Myard.

Abstention : 3

MM. Lionnel Luca, Philippe Meunier et Jean‑Frédéric Poisson.

Non-votant : 6

MM. Bernard Accoyer(Président du Congrès), Pierre Bédier, Yves Censi, Mme Gabrielle Louis‑Carabin, MM. Didier Robert et Joël Sarlot.

GROUPE : SOCIALISTE, RADICAL, CITOYEN ET DIVERS GAUCHE (204)

Pour : 17

MM. Dominique Baert, Christophe Caresche, Paul Giacobbi, Mme Annick Girardin, MM. Armand Jung, Jack Lang, Michel Lefait, Mme Annick Lepetit, MM. Albert Likuvalu, Victorin Lurel, Mmes Jeanny Marc, Dominique Orliac, Sylvia Pinel, MM. Philippe Tourtelier, Manuel Valls, André Vézinhet et Jean‑Claude Viollet.

Contre : 91

Mme Sylvie Andrieux, MM. Jean‑Paul Bacquet, Jean‑Pierre Balligand, Gérard Bapt, Claude Bartolone, Jacques Bascou, Christian Bataille, Christophe Bouillon, François Brottes, Thierry Carcenac, Laurent Cathala, Bernard Cazeneuve, Jean‑Paul Chanteguet, Alain Claeys, Jean‑Michel Clément, Gilles Cocquempot, Pierre Cohen, Pascal Deguilhem, Marc Dolez, Jean‑Pierre Dufau, William Dumas, Jean‑Louis Dumont, Mme Laurence Dumont, MM. Jean‑Paul Dupré, Philippe Duron, Olivier Dussopt, Christian Eckert, Henri Emmanuelli, Laurent Fabius, Albert Facon, Mme Martine Faure, MM. Hervé Féron, Pierre Forgues, Mme Valérie Fourneyron, MM. Michel Françaix, Jean‑Claude Fruteau, Mme Geneviève Gaillard, MM. Daniel Goldberg, David Habib, Mme Sandrine Hurel, MM. Christian Hutin, Jean‑Louis Idiart, Mme Françoise Imbert, MM. Michel Issindou, Serge Janquin, Régis Juanico, Jean‑Pierre Kucheida, Mme Conchita Lacuey, MM. Jérôme Lambert, Jean Launay, Patrick Lebreton, Gilbert Le Bris, Mme Catherine Lemorton, MM. Jean‑Claude Leroy, Serge Letchimy, Michel Liebgott, Mme Martine Lignières‑Cassou, MM. François Loncle, Jean Mallot, Mme Marie‑Lou Marcel, M. Philippe Martin, Mmes Martine Martinel, Frédérique Massat, MM. Gilbert Mathon, Didier Mathus, Kléber Mesquida, Jean Michel, Didier Migaud, Arnaud Montebourg, Philippe Nauche, Henri Nayrou, Alain Néri, Michel Pajon, Christian Paul, Germinal Peiro,

Jean‑Luc Pérat,

Jean‑Claude Perez, Mme Catherine Quéré, M. Simon Renucci, Mmes Marie‑Line Reynaud, Chantal Robin‑Rodrigo, M. Patrick Roy, Mme Odile Saugues, M. Christophe Sirugue, Mme Christiane Taubira, MM. Pascal Terrasse, Jacques Valax, Michel Vauzelle, Michel Vergnier, Alain Vidalies et Jean‑Michel Villaumé.

Abstention : 93

Mme Patricia Adam, M. Jean‑Marc Ayrault, Mmes Delphine Batho, Chantal Berthelot, M. Jean‑Louis Bianco, Mme Gisèle Biémouret, MM. Serge Blisko, Patrick Bloche, Daniel Boisserie, Maxime Bono, Jean‑Michel Boucheron, Mmes Marie‑Odile Bouillé, Monique Boulestin, M. Pierre Bourguignon, Mme Danielle Bousquet, MM. Alain Cacheux, Jérôme Cahuzac, Jean‑Christophe Cambadélis, Mme Martine Carrillon‑Couvreur, MM. Guy Chambefort, Gérard Charasse, Mmes Marie‑Françoise Clergeau, Catherine Coutelle, Pascale Crozon, M. Frédéric Cuvillier, Mme Claude Darciaux, M. Michel Debet, Mme Michèle Delaunay, MM. Guy Delcourt, Michel Delebarre, Bernard Derosier, Michel Destot, René Dosière, Julien Dray, Tony Dreyfus, Yves Durand, Mmes Odette Duriez, Corinne Erhel, Aurélie Filippetti, Geneviève Fioraso, MM. Jean‑Louis Gagnaire, Guillaume Garot, Jean Gaubert, Mme Catherine Génisson, MM. Jean‑Patrick Gille, Joël Giraud, Gaëtan Gorce, Mme Pascale Got, MM. Marc Goua, Jean Grellier, Mmes Elisabeth Guigou, Danièle Hoffman‑Rispal, M. François Hollande, Mme Monique Iborra, MM. Eric Jalton, Henri Jibrayel, Mme Marietta Karamanli, MM. François Lamy, Jean‑Yves Le Bouillonnec, Mme Marylise Lebranchu, MM. Jean‑Yves Le Déaut, Jean‑Marie Le Guen, Mme Annick Le Loch, MM. Bruno Le Roux, Bernard Lesterlin, Louis‑Joseph Manscour, Mme Jacqueline Maquet, M. Jean‑René Marsac, Mme Sandrine Mazetier, MM. Michel Ménard, Pierre Moscovici, Pierre‑Alain Muet, Mmes Marie‑Renée Oget, Françoise Olivier‑Coupeau, George Pau‑Langevin, Marie‑Françoise Pérol‑Dumont, Martine Pinville, MM. Philippe Plisson, François Pupponi, Jean‑Jack Queyranne, Dominique Raimbourg, Alain Rodet, Marcel Rogemont, René Rouquet, Alain Rousset, Michel Sainte‑Marie, Michel Sapin, Mme Marisol Touraine, MM. Jean‑Louis Touraine, Jean Jacques Urvoas, Daniel Vaillant, André Vallini et Philippe Vuilque.

Non-votant : 3

MM. Jean Glavany, Patrick Lemasle et Bernard Roman.

GROUPE : GAUCHE DEMOCRATE ET REPUBLICAINE (24)

Contre : 21

Mme Marie‑Hélène Amiable, M. François Asensi, Mmes Huguette Bello, Martine Billard, MM. Alain Bocquet, Patrick Braouezec, Jean‑Pierre Brard, Mme Marie‑George Buffet, MM. Jean‑Jacques Candelier, André Chassaigne, Jacques Desallangre, Mme Jacqueline Fraysse, MM. André Gerin, Pierre Gosnat, Maxime Gremetz, Jean‑Paul Lecoq, Alfred Marie‑Jeanne, Roland Muzeau, Daniel Paul, Jean‑Claude Sandrier et Michel Vaxès.

Abstention : 3

MM. Yves Cochet, Noël Mamère et François de Rugy.

GROUPE : NOUVEAU CENTRE (22)

Pour : 20

MM. Jean‑Pierre Abelin, Christian Blanc, Charles de Courson, Stéphane Demilly, Jean Dionis du Séjour, Francis Hillmeyer, Michel Hunault, Olivier Jardé, Yvan Lachaud, Pierre Lang, Maurice Leroy, Claude Leteurtre, Nicolas Perruchot, Jean‑Luc Préel, François Rochebloine, Rudy Salles, François Sauvadet, Marc Vampa, Francis Vercamer et Philippe Vigier.

Contre : 2

MM. Philippe Folliot et Jean‑Christophe Lagarde.

DEPUTES : NON INSCRITS (9)

Pour : 4

MM. Abdoulatifou Aly, François Bayrou, Thierry Benoit et Jean‑Pierre Schosteck.

Contre : 4

Mme Véronique Besse, MM. Nicolas Dupont‑Aignan, Jean Lassalle et François‑Xavier Villain.

Abstention : 1

Mme Françoise Vallet.

II - SÉNAT

GROUPE : UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE. (159)

Pour : 149

MM. Jean‑Paul Alduy, Pierre André, Gérard Bailly, José Balarello, Bernard Barraux, René Beaumont, Michel Bécot, Claude Belot, Pierre Bernard‑Reymond, Roger Besse, Laurent Béteille, Joël Billard, Jean Bizet, Paul Blanc, Jacques Blanc, Pierre Bordier, Joël Bourdin, Mme Brigitte Bout, MM. Jean‑Guy Branger, Dominique Braye, Mme Paulette Brisepierre, MM. Louis de Broissia, François‑Noël Buffet, Christian Cambon, Jean‑Pierre Cantegrit, Jean‑Claude Carle, Auguste Cazalet, Gérard César, Jean‑Pierre Chauveau, Marcel‑Pierre Cléach, Christian Cointat, Gérard Cornu, Raymond Couderc, Jean‑Patrick Courtois, Philippe Dallier, Serge Dassault, Mme Isabelle Debré, MM. Robert Del Picchia, Christian Demuynck, Gérard Dériot, Mme Béatrice Descamps, MM. Denis Detcheverry, Eric Doligé, Philippe Dominati, Michel Doublet, Alain Dufaut, André Dulait, Mme Catherine Dumas, M. Ambroise Dupont, Mme Bernadette Dupont, MM. Louis Duvernois, Jean‑Paul Émin, Jean‑Paul Emorine, Michel Esneu, Jean‑Claude Etienne, Hubert Falco, Jean Faure, André Ferrand, Gaston Flosse, Alain Fouché, Jean‑Pierre Fourcade, Jean François‑Poncet, Yves Fréville, Yann Gaillard, René Garrec, Mme Joëlle Garriaud‑Maylam, M. Jean‑Claude Gaudin, Mme Gisèle Gautier, MM. Jacques Gautier, Patrice Gélard, Alain Gérard, François Gerbaud, Charles Ginésy, Francis Giraud, Paul Girod, Alain Gournac, Adrien Gouteyron, Francis Grignon, Louis Grillot, Georges Gruillot, Charles Guené, Michel Guerry, Hubert Haenel, Mme Françoise Henneron, M. Pierre Hérisson, Mme Marie‑Thérèse Hermange, MM. Michel Houel, Jean‑François Humbert, Mme Christiane Hummel, MM. Benoît Huré, Jean‑Jacques Hyest, Soibahaddine Ibrahim Ramadani, Pierre Jarlier, Jean‑Marc Juilhard, Mmes Christiane Kammermann, Fabienne Keller, MM. Alain Lambert, Marc Laménie, Mme Elisabeth Lamure, MM. Robert Laufoaulu, Jean‑René Lecerf, Dominique Leclerc, Jacques Legendre, Jean‑François Le Grand, Philippe Leroy, Gérard Longuet, Simon Loueckhote, Mme Lucienne Malovry, M. Pierre Martin, Mme Colette Mélot, MM. Alain Milon, Jean‑Luc Miraux, Dominique Mortemousque, Bernard Murat, Philippe Nachbar, Mmes Jacqueline Panis, Monique Papon, MM. Jean Pépin, Jackie Pierre, François Pillet, Xavier Pintat, Louis Pinton, Rémy Pointereau, Christian Poncelet, Ladislas Poniatowski, Hugues Portelli, Mme Catherine Procaccia, MM. Jean Puech, Jean‑Pierre Raffarin, Henri de Raincourt, Charles Revet, Philippe Richert, Yves Rispat, Josselin de Rohan, Roger Romani, Mme Janine Rozier, MM. Bernard Saugey, Bruno Sido, Mme Esther Sittler, MM. Louis Souvet, Yannick Texier, Henri Torre, André Trillard, Mme Catherine Troendle, MM. François Trucy, Jacques Valade, Alain Vasselle, Jean‑Pierre Vial et Jean‑Paul Virapoullé.

Contre : 4

MM. André Lardeux, Roland du Luart, Mme Lucette Michaux‑Chevry et M. Charles Pasqua.

Abstention : 3

MM. Gérard Larcher, Philippe Marini et Jacques Peyrat.

Non-votant : 3

MM. Bernard Fournier, Henri Revol et Henri de Richemont.

GROUPE : SOCIALISTE. (96)

Pour : 15

MM. Robert Badinter, Jean Besson, Mmes Nicole Bricq, Monique Cerisier‑Ben Guiga, MM. Charles Josselin, Alain Journet, Gérard Miquel, Bernard Piras, Jean‑Pierre Plancade, Daniel Raoul, André Rouvière, Mme Patricia Schillinger, M. Jean‑Pierre Sueur, Mme Catherine Tasca et M. Richard Yung.

Contre : 30

MM. Bernard Angels, David Assouline, Mmes Maryse Bergé‑Lavigne, Alima Boumediene‑Thiery, MM. Jean‑Louis Carrère, Michel Charasse, Pierre‑Yves Collombat, Roland Courteau, Jean Desessard, Michel Dreyfus‑Schmidt, Mme Josette Durrieu, MM. Charles Gautier, Jean‑Pierre Godefroy, Claude Haut, Mmes Annie Jarraud‑Vergnolle, Bariza Khiari, MM. André Lejeune, Alain Le Vern, Jean‑Pierre Masseret, Marc Massion, Jean‑Luc Mélenchon, Jean‑Pierre Michel, Michel Moreigne, Daniel Percheron, Marcel Rainaud, Gérard Roujas, Claude Saunier, Jean‑Marc Todeschini, Robert Tropeano et André Vantomme.

Abstention : 49

Mmes Jacqueline Alquier, Michèle André, MM. Bertrand Auban, Jean‑Pierre Bel, Mme Marie‑Christine Blandin, MM. Yannick Bodin, Didier Boulaud, Mme Yolande Boyer, M. Jean‑Pierre Caffet, Mme Claire‑Lise Campion, MM. Bernard Cazeau, Gérard Collomb, Yves Dauge, Jean‑Pierre Demerliat, Mme Christiane Demontès, MM. Claude Domeizel, Bernard Dussaut, Jean‑Claude Frécon, Bernard Frimat, Jacques Gillot, Jean‑Noël Guérini, Yves Krattinger, Philippe Labeyrie, Serge Lagauche, Serge Larcher, Louis Le Pensec, Mme Raymonde Le Texier, MM. Claude Lise, Roger Madec, Philippe Madrelle, Jacques Mahéas, François Marc, Pierre Mauroy, Louis Mermaz, Jacques Muller, Jean‑Marc Pastor, Jean‑Claude Peyronnet, Jean‑François Picheral, Mme Gisèle Printz, MM. Daniel Reiner, Thierry Repentin, Roland Ries, Mme Michèle San Vicente‑Baudrin, MM. Michel Sergent, Jacques Siffre, René‑Pierre Signé, Simon Sutour, Michel Teston et Mme Dominique Voynet.

Non-votant : 2

Mme Odette Herviaux et M. Paul Raoult.

GROUPE : UNION CENTRISTE-UDF. (30)

Pour : 30

MM. Nicolas About, Jean‑Paul Amoudry, Philippe Arnaud, Jean Arthuis, Denis Badré, Claude Biwer, Didier Borotra, Jean Boyer, Marcel Deneux, Yves Détraigne, Mme Muguette Dini, MM. Daniel Dubois, Jean‑Léonce Dupont, Pierre Fauchon, Mme Françoise Férat, MM. Christian Gaudin, Adrien Giraud, Mme Jacqueline Gourault, MM. Jean‑Jacques Jégou, Joseph Kerguéris, Jean‑Claude Merceron, Michel Mercier, Mme Catherine Morin‑Desailly, M. Philippe Nogrix, Mme Anne‑Marie Payet, MM. Yves Pozzo di Borgo, Daniel Soulage, André Vallet, Jean‑Marie Vanlerenberghe et François Zocchetto.

GROUPE : COMMUNISTE REPUBLICAIN ET CITOYEN. (23)

Contre : 23

Mme Eliane Assassi, M. François Autain, Mme Marie‑France Beaufils, MM. Pierre Biarnès, Michel Billout, Mme Nicole Borvo Cohen‑Seat, MM. Robert Bret, Jean‑Claude Danglot, Mmes Annie David, Michelle Demessine, Evelyne Didier, MM. Guy Fischer, Thierry Foucaud, Mmes Brigitte Gonthier‑Maurin, Gélita Hoarau, MM. Robert Hue, Gérard Le Cam, Mme Josiane Mathon‑Poinat, MM. Jack Ralite, Ivan Renar, Odette Terrade, Bernard Vera et Jean‑François Voguet.

GROUPE : R.D.S.E. (16)

Pour : 15

MM. Nicolas Alfonsi, Gilbert Barbier, Jean‑Michel Baylet, André Boyer, Yvon Collin, Gérard Delfau, François Fortassin, Mme Nathalie Goulet, MM. Pierre Laffitte, Daniel Marsin, Aymeri de Montesquiou, Georges Mouly, Georges Othily, Michel Thiollière et François Vendasi.

Contre : 1

M. Bernard Seillier.

SENATEURS : NON INSCRITS. (6)

Pour : 3

M. Philippe Adnot, Mme Sylvie Desmarescaux et M. Alex Türk.

Contre : 2

MM. Philippe Darniche et Bruno Retailleau.

Abstention : 1

M. Jean‑Louis Masson.

 

Source: http://mai68.org

 
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Un bel article !!!

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Législatives FI : la mioche...

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Je m’étais dit, on ne m’y reprendra pas, je reste à l’écart, j’ai passé l’âge. Et puis, elle était là, à battre le pavé du marché bio de Séné, Morbihan, avec ses petits tracts, ses petits souliers, tentant de rompre l’indifférence des passants plus préoccupés de légumes, de pâtés et de fromages de chèvre que de programme de cohabitation gouvernementale.

Elle, la mioche — qu’elle me pardonne, je l’appelle ainsi comme j’appelle mes filles qui ont le même âge, entre vingtaine et trentaine — s’appelle Céline Meneses. Elle est la candidate de la France insoumise de ma circonscription aux prochaines législatives. Cette mioche, ma députée, oh putain !

« Hé ! » s’est-elle écriée, « on fait un selfie ? »

Et me voilà, moi le bougon, embarqué sous son objectif, tentant un sourire d’affiche électorale de pure circonstance.

C’est tout juste si je ne me sentais pas des velléités de suppléant. Encore que non, ce n’est pas moi son vrai suppléant dans l’affaire, mais Alain Bouxin, l’autre type sur la photo, ancien directeur des Restos du cœur dans le coin..

Je l’ai rencontré lui aussi, ce même vendredi, sur le marché bio de Séné. Il m’a dit, en faisant référence à un de mes précédents billets, que ce n’était pas forcément le muscadet son vin préféré, mais le rosé. Blanc, rosé, en vrai je m’en fous. Je trinque à la santé des deux, la mioche et son vrai suppléant, tous les deux bien vivants.

Y a que comme ça que je comprends la politique. Aucun argument politique ne vaut s’il n’est pas défendu par des humains sympas.

Posté par ALLIENORD à 12:51 - Commentaires [0] - Permalien [#]