ma revue de presse journalière

24 mai 2018

EFFRAYANT =

24/05/18

Un chèque en blanc à Trump pour faire la guerre

23.mai.2018 // Les Crises

Source : Consortium News , 22-04-2018

Demain, une commission sénatoriale étudiera un nouveau projet de loi qui renforcerait le transfert inconstitutionnel du pouvoir de déclarer la guerre du Congrès à la Maison-Blanche, comme l’explique Marjorie Cohn.

Lundi, la commission des affaires étrangères du Sénat doit examiner un projet de loi qui donnerait au président Donald J. Trump un chèque en blanc pour faire la guerre n’importe où dans le monde, quand il le désire.

La Constitution place le pouvoir de déclarer la guerre exclusivement entre les mains du Congrès. Cependant, au cours des 75 dernières années, le Congrès a permis que ce pouvoir dérive vers le pouvoir exécutif.

Le nouveau projet de loi, s’il est adopté, rendrait effectivement complet le transfert du pouvoir de déclarer la guerre du Congrès au président. Il est difficile d’imaginer un pire moment de l’histoire américaine pour que cela se produise.

Pourquoi seul le Congrès peut déclarer la guerre ?

Les rédacteurs de la Constitution étaient bien conscients des dangers de placer le pouvoir de déclarer la guerre entre les mains du président. Les délégués à la Convention constitutionnelle de 1787 ont massivement rejeté la proposition de Pierce Butler, délégué de Caroline du Sud, de donner au président le pouvoir de déclencher une guerre, selon les notes de James Madison sur les débats du Congrès. George Mason a dit qu’il était « défavorable à l’idée de donner le pouvoir en matière de guerre à l’exécutif », car « on n’est pas sûr qu’on puisse lui faire confiance ».

Les rédacteurs de la Constitution ont donc précisé à l’article premier que seul le Congrès a le pouvoir de déclarer la guerre. L’article II stipule que « le président est commandant en chef de l’armée et de la marine des États-Unis et de la milice de plusieurs États, lorsqu’ils sont appelés au service effectif des États-Unis ». Ces articles, pris ensemble, signifient que le président commande les forces armées une fois que le Congrès a autorisé la guerre.

Malgré son pouvoir constitutionnel exclusif, le Congrès n’a pas déclaré la guerre depuis 1942. Après cette période, en commençant par le président Truman, une série de présidents américains ont engagé des troupes américaines dans des hostilités dans le monde entier sans attendre que le Congrès agisse. Après la débâcle au Vietnam, le Congrès a promulgué La Loi sur les pouvoirs de guerre [War Powers Resolution] dans le but de récupérer son autorité constitutionnelle pour décider quand et où la nation entrerait en guerre.

C’est écrit.

La loi sur les pouvoirs de guerre permet au président de faire entrer les forces armées américaines dans des hostilités ou des hostilités imminentes seulement après que le Congrès a déclaré la guerre, ou lors « d’une urgence nationale créée par une attaque contre les États-Unis, leurs territoires ou possessions, ou leurs forces armées », ou lorsqu’il existe une « autorisation statutaire spécifique », telle qu’une autorisation pour l’utilisation de la force militaire.

En 2001 et 2002, le Congrès a promulgué des autorisations de recours à la force militaire [Authorization for Use of Military Force (AUMF), NdT], qui visaient respectivement Al-Qaïda et l’Irak. Bien que ces autorisations aient été limitées, George W. Bush, Barack Obama et Donald Trump les ont tous utilisées pour justifier l’attaque ou l’invasion de n’importe quel pays.

Dans l’autorisation de recours à la force militaire de 2001, le Congrès a autorisé le président à utiliser la force militaire contre des individus, des groupes et des pays qui étaient considérés comme ayant soutenu les attaques du 11 septembre. Le Congrès a rejeté la demande de l’administration Bush d’une autorité militaire à durée indéterminée « pour dissuader et prévenir tout acte terroriste ou agression future contre les États-Unis ».

Néanmoins, l’AUMF de 2001 a été utilisée pour justifier au moins 37 opérations militaires dans 14 pays, selon le Congressional Research Service. Beaucoup d’entre elles n’avaient aucun lien avec les attentats du 11 septembre.

Bush a utilisé l’AUMF de 2001 pour envahir l’Afghanistan et déclencher la plus longue guerre de l’histoire des États-Unis, qui se poursuit sans répit. Obama s’est appuyé sur cette autorisation de recours à la force militaire pour diriger une coalition de l’OTAN en Libye et changer son régime par la force, ce qui a créé un vide que l’EI est venu combler. Obama a invoqué la même autorisation pour procéder à des assassinats ciblés avec des drones et des bombardiers, tuant un nombre incalculable de civils. Et Trump s’appuie sur cette AUMF pour justifier ses frappes de drones, qui ont tué des milliers de civils.

Le Congrès : Se dérober à ses responsabilités. (Photo officielle de la Maison-Blanche par Lawrence Jackson)

Ben Cardin (Démocrate – Maryland), membre de la commission des affaires étrangères du Sénat, a déclaré lors d’une audience en octobre 2017 que les AUMF de 2001 et 2002 sont maintenant « de simples autorisations de convenance pour les présidents de mener des activités militaires partout dans le monde », ajoutant « qu’elles ne devraient pas être utilisées comme justification légale des activités militaires dans le monde entier ». Le Congrès a accordé l’AUMF à Bush spécialement pour chasser Saddam Hussein du pouvoir en Irak. Une fois que cela a été accompli, cette autorisation a pris fin. Ainsi, l’AUMF de 2002 ne fournit pas une base juridique permanente permettant aux États-Unis de s’engager dans une action militaire.

Lors de cette audience de 2017, le secrétaire à la défense James Mattis et le secrétaire d’État d’alors, Rex Tillerson, ont déclaré à la commission sénatoriale des relations étrangères que Trump avait l’autorité légale suffisante pour tuer des gens dans n’importe quelle partie du monde qu’il souhaitait. Ils ont cité les AUMF de 2001 et 2002, ainsi que l’article II de la Constitution. Cependant, avec une grande prudence politique, Mattis et Tillerson ont invité le Congrès à promulguer une nouvelle AUMF sans limites temporelles ou géographiques.

Lors de son audience de confirmation le 12 avril, Mike Pompeo, le candidat de Trump au poste de secrétaire d’État, a déclaré au sénateur Cory Booker que Trump avait le pouvoir légal de bombarder la Syrie sans l’approbation du Congrès. Pompeo a déclaré : « Je crois qu’il a l’autorité dont il a besoin pour le faire aujourd’hui. “Je ne crois pas que nous ayons besoin d’une nouvelle AUMF pour que le président s’engage dans l’activité que vous avez décrite ».

Le lendemain, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont lancé des frappes aériennes en Syrie. Comme lors de la frappe de Trump en Syrie en 2017, ils ont violé le droit américain et international. L’administration Trump persiste dans son refus de révéler la note de service qui explique prétendument sa justification légale pour le bombardement de 2017 en Syrie.

Les tentatives au Congrès d’abroger et/ou de remplacer les AUMF de 2001 et 2002 ont jusqu’à présent échoué. Mais Mattis et Tillerson peuvent maintenant réaliser leur souhait.

Une nouvelle autorisation

Le 16 avril 2018, un groupe bipartite de sénateurs a proposé une nouvelle AUMF pour remplacer les AUMF de 2001 et 2002. Bob Corker (R-Tennessee), président du Comité sénatorial des relations étrangères, et Tim Kaine (Virginie), membre du comité démocrate, ont parrainé le projet de loi. Parmi les promoteurs nous trouvons les sénateurs Jeff Flake (R-Arizona), Christopher Coons (D-Delaware), Todd Young (R-Indiana) et Bill Nelson (D-Florida).

L’AUMF 2018 autoriserait le président à utiliser la force militaire, sans aucune limitation, en Irak, en Afghanistan, en Syrie, au Yémen, en Libye et en Somalie. Elle permettrait également au président de prendre des mesures militaires contre Al-Qaïda, ISIS et les talibans, ainsi que leurs « forces alliées » dans n’importe quel lieu géographique.

Et bien que le président ne puisse pas ajouter des États-nations à la liste des pays qu’il veut attaquer, il pourrait contourner cette limitation en arguant que des terroristes opèrent dans un nouveau pays ou qu’un pays particulier est un État parrain du terrorisme, et qu’il doit utiliser la force militaire pour combattre le terrorisme. Si le président veut ajouter des pays ou des groupes à sa liste, il doit en référer au Congrès. Cependant, il peut refuser de divulguer toute information qui, selon lui, est classifiée, comme l’a fait remarquer Elizabeth Goitein, codirectrice du Liberty & National Security Program à la Brennan Center for Justice de la NYU School of Law de l’Université de New York.

Le président doit informer le Congrès dans les 48 heures de l’extension de ses opérations militaires dans des pays autres que les six pays énumérés dans la AUMF ou « nouvelles forces alliées désignées ». Si le Congrès ne s’y oppose pas dans les 60 jours, l’extension du président sera maintenue.

Trump : Peut agir en toute impunité. (Capture d’écran de Whitehouse.gov)

La loi n’a pas de date d’expiration. Tous les quatre ans, le président serait seulement tenu d’envoyer au Congrès une proposition de modification, d’abrogation ou de maintien de l’autorisation. Mais si le Congrès ne répond pas dans les 60 jours, l’AUMF restera en vigueur. Une fois de plus, cela place le Congrès dans l’obligation d’agir. Il est alarmant de constater que le nouveau projet de loi contient un présupposé selon lequel le président peut décider quand et où faire la guerre. Il faudrait une action volontariste des deux tiers des deux chambres du Congrès pour empêcher toute action militaire.

Étant donné que le Congrès n’a pas réussi à s’opposer de façon efficace à l’utilisation de la force militaire par le président, y compris tout récemment en Syrie, un président ne devrait pas s’inquiéter du rejet du Congrès. Il pourrait continuer à faire la guerre en toute impunité, en utilisant le chèque en blanc que le Congrès lui a fourni.

L’AUMF proposée violerait la Charte des Nations Unies. La Charte exige que les pays règlent leurs différends pacifiquement et interdit le recours à la force militaire, sauf en cas de légitime défense ou avec la bénédiction du Conseil de sécurité. La nouvelle AUMF permettrait au président d’attaquer ou d’envahir un autre pays sans exiger que l’attaque ou l’invasion soit menée en état de légitime défense ou avec la permission du conseil. Cela constituerait donc une violation de la Charte.

Quelle est la prochaine étape ?

M. Corker a prévu une audience du comité sur le projet de loi proposé pour lundi. Mais même si le projet de loi est adopté hors comité, il n’y a aucune garantie qu’il sera débattu au Sénat ou à la Chambre. Le leader de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, et le président de la Chambre républicaine, Paul Ryan, n’ont fait preuve que de peu de désir pour autoriser la discussion d’une nouvelle AUMF.

Les AUMF de 2001 et 2002 devraient être abrogées, et le Congrès ne devrait pas en donner de nouvelle au président. Comme George Mason l’a dit avec sagesse au sujet du président « qu’il n’est pas sûr qu’on puisse lui faire confiance » concernant le pouvoir de la guerre.

Cet article a été publié à l’origine sur Truthout. Republié avec permission.

Marjorie Cohn est professeure émérite à la Thomas Jefferson School of Law, ancienne présidente de la National Lawyers Guild, secrétaire générale adjointe de l’International Association of Democratic Lawyers et membre du comité consultatif de Veterans for Peace. La deuxième édition mise à jour de son livre, Drones and Targeted Killing : Legal, Moral, and Geopolitical Issues, a été publiée en novembre. Visitez son site Web : MarjorieCohn.com. Suivez-la sur Twitter : @MarjorieCohn.

Source : Marjorie Cohn, Consortium News , 22-04-2018

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Excellent article =

Union Européenne contre démocratie vénézuélienne : «l’Occident n’est jamais qu’une toute petite partie de la communauté internationale» (Maurice Lemoine)

 

Ancien rédacteur en chef du Monde Diplomatique, Maurice Lemoine est un journaliste spécialisé sur les questions politiques en Amérique latine. Il est notamment l’auteur d’un livre sur les coups d’État dans cette région du monde : «Les enfants cachés du général Pinochet, précis de coups d’État et autres tentatives de déstabilisation»

Interrogé par RT France pour analyser les enjeux de l’élection présidentielle vénézuélienne, Maurice Lemoine a qualifié les résultats de «classiques» mettant en avant le taux d’abstention provoqué par l’appel d’une partie de l’opposition au boycott du scrutin. A ce sujet, il a cependant précisé : «Contrairement à ce que l’on dit souvent, en particulier dans les médias en France, [sur] l’opposition [qui a] boycotté ce scrutin, ce n’est évidemment pas vrai […] C’est une partie de l’opposition qui a boycotté : la droite dure et l’extrême droite.»

Par ailleurs, revenant sur l’idée selon laquelle Henri Falcon, principal opposant de Maduro, est un «candidat fantoche», Maurice Lemoine a affirmé qu’il n’avait rien d’un «comparse» : «C’est un candidat d’opposition tout à fait crédible qui prône le retour du FMI et la dollarisation du Venezuela.»

Enfin, réagissant à l’hostilité occidentale vis-à-vis de Nicolas Maduro, Maurice Lemoine a souhaité rappeler que «l’Occident n’est jamais qu’une toute petite partie de la communauté internationale» : les Etats membres de l’ONU sont près de 200 «dont la Russie, la Chine, [des pays venant de] l’Afrique et [de] l’Asie», explique-t-il.

La victoire de Nicolas Maduro a suscité de nombreuses réactions à l’échelle mondiale. Si certains pays, comme la Russie, ont tenu à féliciter le chef d’Etat réélu, la position occidentale est quant à elle majoritairement hostile au système politique de la République bolivarienne.

 

URL de cet article : https://wp.me/p2ahp2-47F

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La lettre du jour =

                                        

Bonjour, voici la lettre d’information du site « CAPJPO - EuroPalestine » (http://www.europalestine.com)
Si vous ne visualisez pas cet email lisez-le sur le site http://www.europalestine.com

                                

                   

                               
                                            Publication CAPJPO - Europalestine                                                                                        
                                
                               
                                                
Rappel : Jean Ziegler à la librairie Résistances ce jeudi soir !
  •  
    En Israël, ce n’est pas au sein de leur mère que les bébés apprennent la violence et le militarisme, c’est carrément in utero, comme l’illustre cette publicité pour l’une des grandes maternités du régime d’apartheid. Le fœtus promis par la maternité de l’hôpital Ichilov (à Tel Aviv) aux futurs parents est... (suite)
     
  •  
    De nombreux appels ont été lancés pour que la cause du peuple palestinien soit visible et entendue, samedi 26 mai, à l’occasion des dizaines de manifestations de la "Marée Populaire" organisées un peu partout en France. A Paris, le Collectif "Ni guerre, ni état de guerre" et EuroPalestine participeront... (suite)
     
  •  
    Riad Al-Malki, ministre des affaires étrangères de l’Autorité Palestinienne (AP) a été reçu mardi à sa demande par la procureure de la Cour Pénale Internationale (CPI) pour demander l’ouverture d’une enquête sur les crimes commis par Israel en Palestine depuis le 13 juin 2014. Enfin ! La procureure de la... (suite)
     
  •  
    Le premier ministre Édouard Philippe a fait savoir mercredi aux autorités israéliennes qu’il annulait sa visite en Israel, prévue les 31 mai et 1er juin prochains. Un annulation sine die, c’est a dire qu’aucune autre date n’a été fixée pour un déplacement au pays de l’apartheid. "Une occasion manquée de... (suite)
                                            
                                
                               
                                                
 
   
 

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Publié sur ARRET SUR IMAGE =

chronique               

Pourquoi Macron grenade et garde à vue : un décentrage

                                 

            
                                    Daniel Schneidermann                                 
                                   
            
                       

                                                           

 

Donc, il s'appelle Maxime. C'est peut-être son vrai prénom. Ou peut-être pas. C'est en tout cas le prénom que lui attribue Robin. Robin a été grièvement blessé au pied, en août dernier, par une grenade explosive GLI-F4, sur le site de Bure. La grenade a creusé sur son pied gauche un cratère de 13 centimètres de diamètre, et jusqu'à 3 centimètres de profondeur. Pour mémoire, le site de Bure est un chantier d'enfouissement de déchets radioactifs à 500 mètres de profondeur. Des manifestations, l'été dernier, y ont fait 30 blessés, dont 4 graves., parmi lesquels, donc, Robin.

Robin a écrit un texte pour Maxime. Maxime est ce jeune zadiste de Notre-Dame-des-Landes dont une autre grenade GLI-F4 a emporté la main droite. Je vous en parlais hier. Et on vous raconte aussi comment la plupart des medias qui l'ont relaté se sont contentés de reprendre la version des autorités : Maxime avait empoigné la grenade pour la relancer. Les zadistes trouvent cette version invraisemblable. Je ne sais pas qui a raison. N'empêche que tout l'appareil médiatique n'a repris que la version des autorités.

Robin a écrit un texte pour Maxime. En voici un extrait : "Combien d'éborgnés ? Combien de mutilés ? Combien de vies déchirées par l'utilisation criminelle des flashballs et des grenades explosives ? La violence de l'État pour mater toute résistance est extrême. Elle cherche à nous terroriser, à nous acculer à la résignation. Face à cela, la solidarité est notre arme et jamais la peur ne doit nous arrêter".

Pourquoi, alors que des négociations se sont engagées entre certains porteurs de projets et la préfecture, pourquoi l'Etat poursuit-il dans la violence la destruction d'édifices à Notre-Dame-des-Landes ? Pourquoi en fait-il une priorité ? Et dans le même registre, pourquoi (dans un silence médiatique total) une centaine de personnes, dont beaucoup de lycéens, ont-elles passé deux nuits en garde-à-vue, à Paris, après avoir investi le lycée Arago, à la suite de la manifestation de fonctionnaires d'avant-hier ? (Les procès en comparution immédiate doivent commencer à l'heure où j'écris ces lignes).

Pour tenter de comprendre, il faut peut-être tout simplement se décentrer, et regarder la situation depuis l'autre bord. Dans le dernier sondage IPSOS / Le Point, Emmanuel Macron décroche de 28% chez...les électeurs de droite. On pense ce que l'on veut des sondages (notre dossier complet est ici), mais avec une chute de 28%, on est loin de la marge d'erreur. Difficile à croire de chez nous, de notre site de gauchisto-écolo-islamo-féministes, où nous sommes obnubilés par les gardes-à-vue et les grenades GLI-F4, mais voilà : l'électeur de droite, nous explique Le Point, qui connait bien le sujet, réagit aux examens annulés dans les facs. Il réagit à la grève SNCF "qui s'éternise". Il réagit aux "lenteurs" de l'évacuation de Notre-Dame-des-Landes. Bref, il regarde les mêmes scènes que l'électeur de gauche, mais n'y voit qu'atermoiements, tergiversations, louvoiements. C'est peut-être simplement, tristement, pour ne pas (trop) perdre l'électeur de droite, que le charmant Macron fait grenader à Notre-Dame-des-Landes, et garder à vue des lycéens à Paris. Il est utile de s'en souvenir, ne serait-ce que pour comprendre.

               
   Maxime ZAD             

capture site squat.net

       

 

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IMMONDE !!!

Collusion des États-Unis avec les néonazis


Les néofascistes jouent un rôle important en Ukraine, qu’il soit officiel ou seulement toléré. Et cela avec l’appui des États-Unis.


Par Stephen F. Cohen – Le 2 mai 2018 – Source The Nation

Dans la version orthodoxe des faits entretenue par les milieux politiques et les médias étasuniens, la « Russie de Poutine » est seule à blâmer pour la nouvelle Guerre froide qui oppose les USA à la Russie. Pour étayer cette vérité (pour le moins) partiale, les médias grand public ont recours à diverses pratiques journalistiques malhonnêtes, comme le mépris du contexte historique, ainsi que l’exclusion, voire même la mise au ban, de tous ceux qui proposent une version alternative des faits, en leur faisant porter l’étiquette d’« apologistes du Kremlin » et de pourvoyeurs de la « propagande russe ». Un exemple extraordinaire nous a été donné le 1er mai dernier, lorsque le journaliste Jim Sciutto, qui est à l’origine de la plupart des allégations diffusées par la chaîne CNN sur l’affaire du Russiagate, a tweeté que « Jill Stein [candidate des verts à l’élection présidentielle de 2016, NdT] …ne faisait que reprendre les arguments de la Russie sur son interférence dans l’élection de 2016 et dans la politique étrangère US. » Dans la mesure où Sciutto parle pour CNN, comme il le fait pratiquement chaque soir en direct, il est bon de savoir ce que cette chaîne influente pense du troisième parti légitime de la démocratie américaine [le parti des verts NdT] et de son candidat à la présidence. Et ce qu’elle pense aussi de ces nombreux Américains bien informés qui n’ont pas soutenu Jill Stein, mais qui n’approuvent pas les positions de CNN sur le Russiagate et la politique étrangère américaine. Non moins importante, toutefois, la nature extrêmement sélective de la relation faite par les grands médias de la nouvelle Guerre froide, de ce qu’on choisit ou omet virtuellement de publier.

Parmi ces omissions, une des plus importantes est le rôle joué par les forces néo-fascistes dans l’Ukraine gouvernée par Kiev et soutenue par les USA depuis 2014. Même les Américains qui suivent les nouvelles internationales ignorent ce qui suit, comme par exemple :

  • Les francs-tireurs qui ont tué des dizaines de manifestants et de policiers sur la Place du Maïdan de Kiev, déclenchant ainsi la « révolution démocratique ? » qui a renversé le président en place, Viktor Ianoukovitch, et amené au pouvoir un régime violemment antirusse et pro-américain (il ne s’agissait en fait ni d’un mouvement démocratique ni d’une révolution, mais d’un violent coup d’État qui s’est déroulé dans la rue avec un soutien de haut rang) n’ont pas été envoyés par Ianoukovitch, comme il a été largement publié dans les médias, mais presque certainement par l’organisation néo-fasciste « Secteur droit » et d’autres conspirateurs.
  • Peu après à Odessa, le genre de pogrom qui a vu périr par le feu des Russes d’Ukraine et d’autres nationaux et réveillé le souvenir des bataillons d’extermination nazis en Ukraine pendant la Deuxième Guerre, a été quasiment effacé de la relation faite par les médias grand public, bien que cet épisode constitue une expérience douloureuse et révélatrice pour de nombreux Ukrainiens.
  • Le Bataillon Azov, constitué de quelques 3000 combattants bien armés, qui a joué un rôle majeur dans les affrontements de la guerre civile ukrainienne et est devenu une composante officielle des forces armées de Kiev, se déclare « partiellement » pro-nazi, comme le prouvent ses insignes, ses slogans et les programmes qu’il affiche, ce que plusieurs organisations internationales de veille ont bien documenté. Une loi récemment adoptée par le Congrès exclut toute aide militaire US au bataillon Azov, mais il est probable que celui-ci obtiendra une part des nouveaux armements envoyés à Kiev par l’administration Trump, compte tenu de la corruption rampante et du marché noir présents dans le pays.
  • Les agressions menées à la façon de troupes d’assaut contre des gais, des juifs, ou des personnes âgées d’origine russe sont des phénomènes courants dans toute l’Ukraine qui dépend de Kiev, tout comme les marches aux flambeaux qui rappellent celles qui ont embrasé l’Allemagne des années 1920 et 1930. La police et les autorités légales ne font pratiquement rien pour prévenir ces actes néo-fascistes ou pour les poursuivre. Au contraire, Kiev les a officiellement encouragés en réhabilitant systématiquement les collaborateurs ukrainiens qui ont participé aux pogroms d’extermination de l’Allemagne nazie et en célébrant même leur mémoire et celle de leurs chefs pendant la Deuxième Guerre mondiale, en allant jusqu’à rebaptiser des rues en leur honneur, construire des monuments, récrire l’histoire pour les glorifier, voire plus.
  • Le rapport annuel officiel de l’État d’Israël sur l’antisémitisme dans le monde en 2017 conclut que ce type d’incident a redoublé en Ukraine et que leur nombre « dépasse la somme de tous les incidents qui ont été rendus publics dans la région entière combinée ». Par région, le rapport entend le total recensé dans toute l’Europe de l’Est et les territoires qui faisaient partie de l’ex-Union soviétique.

Les Américains ne peuvent pas être accusés d’ignorer ces faits. Ils sont rarement évoqués et encore moins débattus dans les grands médias, que ce soit dans les journaux ou à la télévision. Pour être renseignés, les Américains doivent se tourner vers les médias alternatifs et leurs journalistes indépendants, qui trouvent rarement un écho dans ce qui est publié par les médias grand public au sujet de la nouvelle Guerre froide.

Un tel écrivain américain important est Lev Golinkine. Il est surtout connu pour son livre Un sac à dos, un ours et huit caisses de vodka, un mémoire bouleversant et très instructif de sa vie de jeune garçon amené en Amérique par ses parents immigrants de l’Ukraine orientale, aujourd’hui en guerre civile tragique et par procuration. Mais Golinkine a également été un reporter implacable et méticuleux du néo-fascisme dans « notre » Ukraine et un défenseur des autres qui tentent de raconter et de s’opposer à ses crimes grandissants. (Beaucoup d’entre nous qui recherchent des informations fiables se tournent souvent vers lui.)

La portée du néo-nazisme en Ukraine et le soutien au moins tacite qui lui est donné par les USA ou la manière dont ils le tolèrent ne fait pas de doute :

  • Ce phénomène n’est pas apparu sous la présidence de Trump, mais déjà sous celle de George W. Bush, lorsque la « Révolution orange » du président ukrainien Viktor Iouchtchenko a commencé par réhabiliter les criminels qui ont assassiné les juifs d’Ukraine pendant la guerre, et il s’est encore amplifié sous le Président Obama, qui, avec le Vice-Président Joseph Biden, a été étroitement complice du coup d’État du Maidan et de ce qui s’en est suivi. Ces faits ont aussi passé largement inaperçus dans les grands médias qui forgent l’opinion. Pire encore, lorsqu’un des fondateurs du parti néo-nazi, propulsé « speaker » du parlement ukrainien, a été reçu à Washington en 2017, il a été largement fêté par les politiciens américains en vue, parmi lesquels le Sénateur John McCain et Paul Ryan de la Chambre des représentants. Imaginons un moment comment le message a été perçu en Ukraine et ailleurs dans le monde.
  • La renaissance du fascisme ou du néonazisme est en cours aujourd’hui dans de nombreux pays, de l’Europe jusqu’aux États-Unis, mais la version ukrainienne a une portée toute spéciale et présente un danger particulier. On est ici en présence d’un vaste mouvement fasciste, en pleine croissance et bien armé, qui est réapparu dans un grand pays européen à l’épicentre politique de la nouvelle Guerre froide entre les États-Unis et la Russie et qui nie pas tant l’Holocauste qu’il le glorifie. Ces forces pourraient-elles venir au pouvoir à Kiev ? Ceux des Américains qui les minimisent, répondent « jamais », parce que ce mouvement n’a qu’un très faible soutien dans la population (bien qu’il soit peut-être plus fort que celui sur lequel peut compter aujourd’hui le Président Porochenko). Mais on en a dit autant du parti de Lénine et de celui de Hitler jusqu’au moment où la Russie et l’Allemagne ont sombré dans le chaos et l’anarchie. Ajouter à cela un récent article d’Amnesty International selon lequel Kiev est en train de perdre le contrôle des groupes extrémistes et le monopole de l’État sur l’usage de la force.
  • Depuis quatre ans, l’establishment politique et médiatique US, auquel appartiennent de nombreuses personnalités et organisations juives, feint dans le meilleur des cas d’ignorer ou de tolérer le néonazisme ukrainien, quand il ne contribue pas à l’exacerber par son soutien inconditionnel à la politique de Kiev. De façon caractéristique, le New York Times peut s’étendre sur la corruption en Ukraine, mais s’abstient de le faire à propos des  manifestations très fréquentes de néofascisme dans ce pays. Et lorsque George Will [écrivain et commentateur politique, NdT] déplore la résurgence actuelle de l’antisémitisme, il cite le parti du Labour britannique et oublie de mentionner l’Ukraine. Il suffit que le fascisme ukrainien soit occasionnellement pointé du doigt pour qu’une bande de fanatiques protégés en haut lieu prenne le parti de Kiev et rétorque : « Oui, peut-être, mais le vrai fasciste, c’est l’ennemi numéro un de l’Amérique, le Président russe Vladimir Poutine. » Quels que soient les défauts de Poutine, on est ici témoin soit d’une manifestation de cynisme, soit d’une totale méconnaissance des faits. Rien dans les déclarations de Poutine, depuis 18 ans qu’il est au pouvoir, ne peut s’apparenter à du fascisme, dont le dogme central consiste en un culte du sang basé sur la prétendue supériorité d’une ethnie par rapport à d’autres. En tant que chef d’un État multiethnique, de telles déclarations venant de Poutine seraient inconcevables et équivaudraient à un suicide politique. Il y a bien sûr des activistes néofascistes en Russie, mais la plupart d’entre eux sont en prison. Un fascisme de masse n’est simplement pas  imaginable en Russie où la guerre contre l’Allemagne nazie a fait des victimes par millions. Cette guerre a directement affecté Poutine et a l’a profondément marqué. Bien qu’il soit né après la guerre, sa mère et son père ont survécu à des blessures qui auraient pu être fatales ainsi qu’à la maladie, tandis que son frère aîné est mort dans le long siège de Leningrad et que plusieurs de ses oncles ont péri dans le conflit.  On ne perçoit pas non plus d’antisémitisme apparent chez Poutine. Tant en Russie qu’en Israël, la rumeur veut que la vie est plus facile pour les juifs dans la Russie de Poutine qu’elle ne l’a jamais été tout au long de son histoire.
  • Si Poutine ne peut être rendu responsable de la résurgence du fascisme dans ce qui est un des grands pays européens, on ne peut qu’en faire porter la honte à l’Amérique dont la réputation risque d’être entachée de façon indélébile dans l’histoire pour avoir toléré l’infamie, ne serait-ce que par son silence.

Voilà qui était vrai jusqu’à tout récemment. Le 23 avril, un valeureux membre du Congrès qui en est à son premier mandat, le Californien Ro Khanna, est l’auteur d’une lettre ouverte adressée au Département d’État et signée par 56 députés, demandant au gouvernement de protester et de prendre des mesures contre la résurgence de la politique officielle d’antisémitisme et de déni de l’Holocauste menée tant en Ukraine qu’en Pologne. Dans l’histoire de la nouvelle − et combien plus dangereuse − Guerre froide, celui qui semble être connu à Washington sous le nom de « ? Ro ? », s’est posé en homme courageux, comme ses cosignataires. Nous verrons bien ce qu’il adviendra de cet acte empreint de sagesse et de tenue morale. Dans une démocratie représentative qui se respecte, chaque membre du Congrès devrait signer cet appel et tous les principaux journaux devraient le soutenir dans leurs éditoriaux. Mais, on ne sera pas surpris de constater que les médias grand public n’ont même pas rendu compte de l’initiative du député Khanna, bien qu’il ait été calomnié − et que l’inestimable Lev Golinkine ait pris sa défense.

La leçon des 40 ans qu’a duré la dernière Guerre froide est qu’elle peut corrompre même la démocratie américaine politiquement, économiquement et moralement. On trouve de nombreux exemples de la manière dont la nouvelle Guerre froide a déjà gangrené les médias, les politiciens et même les universitaires. Mais le test décisif sera donné par la réaction de nos élites face au néofascisme qui sévit en Ukraine avec le soutien des États-Unis. Ce n’est pas ici l’affaire des seuls juifs, mais celle de tous les Américains de manifester leur indignation en protestant. Quoi qu’il advienne, il sied de paraphraser à nouveau le philosophe juif Hillel en posant la question : « Si ce n’est pas maintenant, alors quand ? Si ce n’est pas nous, qui le fera ? ».

Stephen F. Cohen

Traduit par Jean-Marc, relu par Cat pour le Saker Francophone

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23 mai 2018

De nouveaux articles intéressants =

Nouveaux sur notre site  http://bolivarinfos.over-blog.com

En page d’accueil:
1)Venezuela : Nicolás Maduro proclamé président élu du Venezuela , un article d’Alba Ciudad du 22 mai 2018 traduit par Françoise Lopez. L’investiture de Nicolas Maduro et quelques-unes des déclarations qu’il a faites à cette occasion au sujet des dernières élections. Des éléments intéressants sur le comportement de l’opposition…
2) Venezuela : Le chargé d'affaires des Etats-Unis déclaré persona non grata , un article d’Alba Ciudad du 22 mai 2018 traduit par Françoise Lopez. Vous vous souvenez de la blague que raconte Evo? Pourquoi il n’y a pas de coups d’Etat aux Etats-Unis?…  Excellente décision, donc…
3)Venezuela : Nomination d'un nouveau vice-ministre des Relations Extérieures pour l'Amérique du Nord , un article de Telesur du 22 mai 2018 traduit par Françoise Lopez. 
4)Venezuela : La Chine continuera à coopérer avec le Venezuela malgré les sanctions des Etats-Unis , un article d'Hispan TV du 22 mai 2018 traduit par Françoise Lopez. 
5)Venezuela : Le Conseil National Electoral fera respecter le résultat des élections , un article du Resumen Latinoamericano du 22 mai 2018 traduit par Françoise Lopez. 
6)Venezuela : Le candidat d'opposition Javier Bertucci ne remettra pas les résultats en question , un article du Resumen Latinoamericano du 22 mai 2018 traduit par Françoise Lopez. Celui-ci serait-il moins vendu aux Etats-Unis que les autres? Certaines de ses remarques à propos des élections ne manquent pas d’intérêt.
Bonne lecture à tous,
Françoise Lopez

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Publié sur l'EXPRESSS !!! il est évident que seuls les Zadistes disent la vérité !!!

Mardi 22 mai, un homme d'une vingtaine d'années a été grièvement blessé à la main par une grenade lacrymogène GLI-F4 et a dû être amputé. Les versions de l'accident divergent entre le ministère de l'Intérieur et les zadistes.

Un zadiste face aux forces de l'ordre lors d'une nouvelle opération d'expulsion à Notre-Dame-des-Landes, le 17 mai 2018© afp.com/GUILLAUME SOUVANT Un zadiste face aux forces de l'ordre lors d'une nouvelle opération d'expulsion à Notre-Dame-des-Landes, le 17 mai 2018

 

Selon les premiers éléments de l'enquête diffusés par le ministère de l'Intérieur, l'explosion est survenue alors qu'une "cinquantaine d'opposants radicaux cagoulés se sont attaqués aux forces de l'ordre en leur jetant notamment des cocktails molotov et projectiles". En réaction, les gendarmes mobiles ont lancé des grenades lacrymogènes de type F4 "comme il est d'usage dans ce type d'opération" assure le communiqué du ministère de l'Intérieur. Un homme d'une vingtaine d'années aurait alors pris l'une des grenades tombées au sol en vue de la relancer sur les gendarmes, elle lui aurait explosé dans la main.

Les zadistes ont tenu à donner leur version au cours d'une conférence de presse mardi 22 mai, qui diverge grandement du récit officiel. "La police tente à l'heure actuelle de faire croire que cette personne essayait de renvoyer la grenade, ce n'est pas possible" a déclaré un porte-parole de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).

Selon lui, au moment de l'explosion de la grenade, "le groupe était en train de fuir sous les tirs, est-ce que la grenade a explosé à la hauteur de sa main ? Est-ce qu'il est tombé ? On ne sait pas, les gens n'ont pas vu". Cependant, le porte-parole affirme qu'il "est impossible que cette personne ait tenté de relancer volontairement cette grenade".

300 personnes blessées

Les zadistes ont appelé au calme, et ont demandé à l'État d'arrêter d'utiliser des armes létales contre eux : "il faut arrêter avant qu'il y ait un mort, il ne faut pas utiliser ce type d'armes". "Beaucoup de gens ont failli perdre un oeil, beaucoup de gens ont failli perdre des pieds, il faut calmer les dispositifs immédiatement c'est impératif" déclare une zadiste sur Europe 1. Sur le site officiel de la ZAD, l'équipe médicale a publié un communiqué mardi, assurant avoir "déjà dû prendre en charge plus de 300 blessés lors de ces dernières semaines suite, entre autre, à des tirs de grenades GLI-F4, grenades de désencerclements et flah-balls".

Une enquête a été confiée à la section de recherches de Nantes (Loire-Atlantique) et l'Inspection générale de la gendarmerie nationale a été saisie pour déterminer les circonstances de l'intervention, et de l'explosion de la grenade.

"Nous aimerions pouvoir dire que toute la lumière sera faite sur cette affaire mais, le classement sans suite de toutes les plaintes déposées suites aux violences policières du printemps 2016 à Nantes montre bien qu'il n'y a pas de justice à attendre pour ces victimes", peut-on lire dans le communiqué de l'équipe médicale de la ZAD.

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HALLUCUNANT !!!

Traquer et ruiner les Iraniens et les Européens aussi !

Traquer et ruiner les Iraniens et les Européens aussi !

« Traquer et ruiner ». Vaste programme américain. Sur le sujet de l’Iran, l’agressivité américaine est à son comble et la dialectique est terriblement guerrière.

Les États-Unis ont indiqué à l’Iran qu’ils allaient imposer les mesures de sanctions économiques les plus fortes possibles, qu’ils allaient ruiner l’Iran, ruiner son économie, rendre la vie impossible à son peuple jusqu’à la reddition sans condition de Téhéran.

Au passage, les USA menacent les entreprises européennes et tous ceux qui commerceront avec l’Iran.

En fait non, les États-Unis ne menacent pas parce qu’ils vont être, sur le dossier iranien, impitoyables, ce ne sont pas des menaces car ce sera leur politique. Réellement. Totalement.

Les États-Unis vont utiliser toute la violence dont ils sont capables

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo n’y est d’ailleurs pas allé par 4 chemins !

Il a promis de traquer les agents iraniens et leurs supplétifs du Hezbollah à travers le monde pour les écraser. Qu’il allait instaurer des sanctions financières au régime et « écraser » les agents iraniens partout dans le monde.

Mike Pompeo a énuméré les 12 conditions pour conclure un « nouvel accord » avec l’Iran, avec des demandes draconiennes pour ne pas dire inacceptables par un pays souverain.

Selon Mike Pompeo, l’accord conclu en 2015 sur le programme nucléaire iranien ne sera pas renégocié par les États-Unis et les sanctions qui seront instaurées contre le régime iranien seront « les plus dures de l’Histoire », a-t-il promis, indiquant que l’Iran devra « se battre pour maintenir son économie en vie ».

Comme ce n’était sans doute pas assez clair, il s’est cru obligé de rajouter que les États-Unis « vont exercer une pression financière sans précédent » sur le régime iranien, avec « les sanctions les plus fortes de l’Histoire »…

Autant dire que du côté américain, on ne fait pas franchement dans la finesse et la mesure.

Pour les entreprises européennes, Mike Pompeo les a prévenues sans ambiguïté : « Les entreprises qui feront affaire en Iran dans des secteurs interdits par les sanctions américaines « seront tenues responsables ». »

Finalement, la guerre commerciale qui vient de se calmer sur le front chinois vient de s’ouvrir à nouveau sur le front européen.

Vous allez donc découvrir toute l’impuissance européenne.

Charles SANNAT

Source La Tribune ici

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HORRIBLE !!!

22 mai 2018    

        

Avec les blessés qui succombent à leurs blessures, le bilan s’alourdit à Gaza

       

  

Un autre Palestinien a succombé à ses blessures ce week-end, portant à 112 le nombre de Gazaouis tués par Israël depuis le 30 mars, lors des Marches du Retour, et à 13.190 le nombre de blessés, indique le ministre de la santé de Gaza.

Ahmad al-Abed Abu Samra, âgé de 21 ans et résident du camp de réfugiés de Jabaliya dans le nord de Gaza, est mort à l’Hôpital Shifa de Gaza où il n’a pu être sauvé vu la gravité des blessures qui lui avaient été infligées par les escadrons de la mort le 14 mai dernier.

Deux autres blessés ont succombé à leurs blessures samedi. Ce qui porte ce triste bilan à 112 morts, dont 13 enfants, et à 13.190 blessés, dont 2.096 enfants et 1.029 femmes.

Au total,  7,618 ont été blessés par balles, et 5572 par suffocation avec des gaz lacrymogène.

Trente-deux Palestiniens ont dû être amputés, l’un des deux bras,, 27 des jambes et 4 des mains.

Un soignant a été tué, 223 médecins ont été blessés, tandis que 37 ambulances ont été endommagées.

Deux journalistes, Yasser Murtaja et Ahmad Abu Hussein, ont été tués et 175 autres blessés depuis le 30 mars au cours des commémorations de la Nakba et la volonté de mettre fin à cette catastrophe qui dure depuis 70 ans.

A PROPOS DES MEDIAS ET DE LA NAKBA

"La mention de la tragédie des Palestiniens dans de nombreux médias concernait leur « déplacement » il y a 70 ans, comme s’ils se trouvaient en vacances au moment de la Naqba – connue sous le nom de catastrophe – et qu’ils n’aient pas pu rentrer chez eux. ", s’énerve le journaliste Robert Fisk dans The Independent.

"Le mot à utiliser aurait dû être tout-à-fait clair : dépossession. C’est ce qui est arrivé aux Palestiniens il y a des années et ce qui se passe encore en Cisjordanie – aujourd’hui, au moment où vous me lisez – grâce à Jared Kushner, gendre de Donald Trump, qui soutient ces maudites colonies illégales construites sur les terres arabes volées aux Arabes qui les possédaient et y vivaient depuis des générations.

Il est rare, de nos jours, de voir un peuple entier – les Palestiniens – traité comme inexistant. Au milieu des immondices et des rats des camps de réfugiés de Sabra et Chatila, au Liban – ces noms fatidiques ineffaçables – il existe une cabane, musée plein d’objets amenés au Liban, en provenance de la Galilée par ces premiers réfugiés de la fin des années quarante : cafetières et clés d’entrée de maisons détruites il y a longtemps. Ils ont fermé leurs maisons – bien des maisons – avec l’intention de rentrer quelques jours plus tard.

Seulement, les voilà qui meurent, ceux de cette génération, comme les morts de la Seconde Guerre Mondiale. Même dans les archives orales de l’expulsion des Palestiniens (au moins 800 survivants sont enregistrés), classifiées à l’Université américaine de Beyrouth, on s’aperçoit que ceux dont les voix avaient été enregistrées à la fin des années 90, sont désormais morts.

Alors, vont-ils rentrer ? Vont-ils « retourner » ? Vont-ils une prochaine fois, se présenter par dizaine de milliers, à la barrière frontalière pour exiger l’application des résolutions de l’ONU ?.

Combien de tireurs d’élite seront alors requis par Israël ? Et puis, évidemment, il faut exposer les tristes ironies : Il y a des familles gazaouies, dont les grands-pères et grand-mères furent chassés de leur maison situées à moins d’un mile de Gaza, de deux villages (Huj et Najd*) qui existaient à l’endroit précis où se trouve la ville de Sdérot, et elles peuvent toujours voir leurs terres. Comment ne pas vouloir y retourner.?

(Traduit par Chantal C. pour CAPJPO-EuroPalestine)

Sources : Maan News Agency et https://www.independent.co.uk/

CAPJPO-EuroPalestine

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22 mai 2018

INSTRUCTIF !!!

22 Mai 2018                                                                                                                                         

                                        Publié par El Diablo                                    

                                                                

                                                                                    MASSACRE À GAZA - Israël Palestine : 5 minutes pour comprendre un tournant historique                                                                                                                                             

                                

Massacre à Gaza, Israël - Palestine : pourquoi on vit un moment historique dans le conflit israélo-palestinien. Pourquoi Israël a tué 60 manifestants SANS ARMES, dont 8 enfants, et blessé plus de 1300 autres par balles ? Les clés « d’Osons Causer » pour comprendre un tournant historique dans l’histoire d’Israël et la Palestine en 5 minutes.

                                

                                                                                     #Actualité internationale

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